‹ De Jodelle a Moliere; tragédie, comédie, tragi-comédieChapitre 68 sur 92 · SOPHONISBE · texte numérisé non relu

SOPHONISBE

lusques a quand tiendront l'espérance et la crainte Mon esprit en suspens? he ! que ne suis-ie attainle, Sans languir plus lon-tens, du dard sous (jui la mort Fait tomber sans respect et le foible et le fort? L'espoir me tient au monde, et la peur m'y tourmente; De l'vn l'apast trompeur tant soit peu me contente; De l'autre la rigueur fait ma face blêmir. Et presque a tous momens me contraint de gémir. Mais a Dieu, cher soucy : car le cœur me prosage, Que bien tôt sur mon chef se creuera l'orage.

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