OBSERVATION I
Ablation directe d'annexes. Voie vaginale. (Condamin).
M..., Claudine, vingt-neuf ans, ourdisseuse, demeurant à Lyon, place Croix-Paquet, entrée le 27 mars 1894, salle Sainte-Marie, n° 3. Sortie le 5 avril.
Réglée à treize ans et mariée à vingt-deux, à eu deux enfants. La première couche a été suivie d’une pelvi--périto nite localisée au côté gauche, ayant nécessité, pendant cinq mois, le repos au lit. La deuxième couche a eu lieu sans accident.
Il y a un an, les règles diminuent d’abondance, il y a six mois, la malade éprouve des douleurs vives dans tout l’abdomen ayant persisté jusqu'au mois de janvier où six topiques ont dégagé complètement le côté gauche sans améliorer le côté droit. La malade se décide alors à entrer à la Charité.
A la palpation on provoque une vive douleur du côté droit sans qu’il soit possible de rien percevoir d’anormal
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dans la paroi. Au toucher, on perçoit une petite masse dure appliquée contre la paroi de l'utérus et semblant faire corps avec lui.
28 mars. — Sous l’anesthésie on fait un examen approfondi. On arrive à sentir nettement la tumeur appliquée contre l’utérus. À un moment donné, on éprouve une sensation de déchirure dans le cul-de -sac latéral droit.
Ponction, puis débridement au métrotome qui donne issue à quelques gouttes de liquide séro-sanguinolent. En explorant avec le doigt la cavité ainsi formée on trouve un ovaire prolabé, sclérosé et augmenté de volume. On arrive avec peine à le libérer de ses adhérences, et on l’excise en laissant en place la pince qui renferme le pédicule.
L’ovaire enlevé est examiné avec soin : on le trouve transformé en une masse dure et scléreuse renfermant dans son intérieur une cavité kystique de la grosseur d’une noisette : il n’y a, à peu près, plus trace de tissu normal.
9 avril. — On enlève l’éponge et on met une mèche.
30 avril. — Maladée ne souffre plus. On ne voit plus trace d’induration dans le cul-de-sac postérieur.