‹ De l'ablation directe des annexes par la voie vaginaleChapitre 29 sur 31 · OBSERVATION XXI · texte numérisé non relu

OBSERVATION XXI

Annexile. — Ablation directe des annexes droites. (Condamin.)

U..., trente ans, ménagère, demeurant à Lyon, rue Sébastien- Gryphe, 136, entrée le 2 mai 1895, salle Sainte- Thérèse, n° 4.

I yacinq ans, ponction et débridement double à la clinique. Au mois de juillet 1894, une fausse couche de deux mois.

Réglée irrégulièrement, la malade nous dit que trois jours avant l'apparition des règles, elle souffre de céphalée, de courbature et d’une élévation de température quotidienne commençant à six heures du soir pour se continuer jusqu'au milieu de la nuit.

Entre temps leucorrhée assez abondante.

Depuis l’opération subie il y a cinq ans, l’état général était bon, mais la malade se plaignaïit de souffrir du ventre chaque année au mois de mai. Ces douleurs violentes surtout du côté droit, se répercutaient dans les reins et dans les membres inférieurs. Au moment des accès, comparés à des piqûres d’aiguilles, la malade était obligée de garder le lit.

Au toucher, nous trouvons l’utérus fortement infléchi vers le cul-de-sac postérieur. À gauche, la trompe est épaissie et: douloureuse à droite. Le doigt explorateur trouve une masse volumineuse, molle, extrêmement douloureuse à la pression. |

6 mai. — Incision au ciseau droit ducul-de-sac postérieur, ablation directe de l'ovaire et de la trompe droits qui pré-

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sente un gros kyste hématique qui se rompt pendant l’ope.. ration.

OBSERvVATION XXII

Ponction et débridement. — Ablation dela trompe droite volumineuse et tortueuse par morcellement et salpyngotripsie. (Fochier.)

M" D..., opérée en ville, par M. le professeur Fochier, assisté de M. Condamin.

Salpyngite datant de plus d’une année ayant nécessité un repos au lit de plusieurs mois. Fièvre à peu près continue; on se décide à une intervention.

Eté 1894. — Ponction, puis débridement sans que rien ne s'écoule malgré la présence d’une masse volumineuse. Avec le doigt on pratique la décortication partielle avec la pince, l’ablation totale par morcellement. Suite strès simples.

Mai 1895. — La malade va très bien et a repris sa vie habituelle, c’est à peine s’il persiste un peu d’induration au niveau de la ponction.

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