‹ De l'ablation directe des annexes par la voie vaginaleChapitre 30 sur 31 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

FE. Il résulte des travaux récents sur cette question que la voie vaginale semble de plus en plus prendre le pas sur la voie haute dans le traitement des affections inflammatoires des annexes.

IT. Nous croyons que l’opération de Péan-Segond a des indications bien nettes, mais qu’on l’a appliquée dans un trop grand nombre de cas.

III. Quand il existe des lésions même bilatérales des trompes, nous ne croyons pas qu’il soit nécessaire de faire la castration utérine totale, mais qu’il suffit de faire l’ablation des organes malades, ce qui permet la persistance de la fonction menstruelle.

IV. Les objections qui ont été faites à l’ablation des annexes par la voie vaginale sans hystérectomie ne reposent sur aucun fondement.

V. Par l'ouverture et le débridement du cul-de-sac de Douglas, on peut facilement faire la décortication, isoler, enlever et morceler une trompe ou un ovaire malade.

VI. Les avantages de ces interventions par la voie vaginale au point de vue du pronostic sont considérables. Si les dangers d'une fistule intestinale ne sont pas évités, ils sont du moins rendus bien inoffensifs et la guérison survient spontanément; d’autre part, on n’a pas à redouter les dangers d’une éventration ultérieure comme dans la laparotomie où cette complication est d’autant plus fréquente que dans ces suppurations péri-utérines ,on ne peut pas toujours fermer la cavité abdominale et on est obligé de mettre un Mikuliez.

VII. Dans les ablations d’annexes par voie vaginale deux cas sont à considérer : ou bien les annexes sont enkystées dans un foyer de pelvi-péritonite et alors la décortication en est très simple. Ces cas ont été étudiés dans la thèse de Bonnet, ou bien les annexes sont directement en contact et adhérents avec le péritoine pelvien et les organes qu’il recouvre. Dans ces cas la libération des annexes est assurément plus difficile, mais on y arrive cependant assez facilement et avec une sécurité aussi grande que dans les salpingo-ovarites enkystées.

VIII. Les résultats obtenus par cette méthode dans le service du professeur Laroyenne ont été jusqu’à présent excellents ; il n’a pas été constaté de récidive, mais les résultats sont encore trop récents pour que nous nous permettions de porter sur cette méthode une appréciation définitive.

ie

IX. Ge qu’on peut affirmer en tout cas, c’est que l’in tervention opératoire ne présente pas de difficultés particulières, que les résultats immédiats et rapprochés sont excellents et que la guérison s’effectue rapidement.

Vu, bon à imprimer :

LE PRÉSIDENT DE LA THÈSE, LAROYENNE Vu, bon à imprimer LE DOYEN, LORTET Tu, bon et permis d'imprimer :

Page 1