CHAPITRE VIII
Conclusions.
4 • L'expérimentation a démontré que le périoste e^t l'^g'ont principal de la formation et de la reformation des ^^> en général ;
2 ^ L'expérimentation a démontré le même fait pour l^s^ os courts, et notamment pour le calcanéum ;
3^ Les faits cliniques démontrant la régénération du caloanéum, après son extirpation, suivant la méthode sous-périostée, sont nombreux; nous en avons réuni 14, î^i ont été des résections sous-périostées pratiquées intentionnellement , et 3 qui n*ont été des résections sous- * P^i*îostées que de fait : en tout 19 cas de reproduction ^'^s à l'emploi de cette méthodo; et cette méthode seule ^n a. fourni des exemples.
.^. La première ablation totale du calcanéum paraît
^^'^îr été pratiquée par Monteggia, en 1814; viennent
^^Sliite lesobs. de Robert, en !8a7, ^Q Roux, en 1838,
^ Bobert encore, en 1844, de Rigaud, en 1844-45.
^ • La première extirpation sous-périostée du calcanéum ^-"^ayer, de Wûrtzbourg, pour auteur, en 1845 ; Hilton ^Xit ensuite, en 1855; puis A. Jonhson, en 1856, Lan-^ ^^^beck, en 1859, etc., etc.
^. Le nombre des opérations d'extirpation sous-périos- ^^ «, que nous avons rassemblées, s'élève à 23, sur 79 faits;
'7. L'extirpation du calcanéum, envisagée en général, ^^t une opération bonne, surtout dans les preuières pé-
riodes de la vie, Tenfance et Tadolescence. Sa gravité qui est moindre que toutes les opérations qu'on pourrait lui substituer, augmimte avec Tâge ;
8. Les extirpations faites d'après la méthode souspériostéei ont seules donné des reproductions du calcanéum, et ont procuré les plus beaux résultats, au point de vue de la forme et du fonctionnement du pied. C'est donc d'après la piéthode sous-périostée qu'on doit pratiquer l'extirpation du calcanéum. Les cas mortels sont plusnombreux dans l'emploi de cette méthode que dans celui de la méthode ancienne ; ils sont particulièrement nombreux au-dessus de 25 ans. Mais la mortalité est. cependant moindre encore que pour les meilleures séries d'amputation de la jambe ou de désarticulation parle procède de Syme. Il faut donc rejeter en g-énéral cette opération au-dessus de 25 ans, bien que, passé cet âge, elle bM donné et puisse donner de très-beaux résultats;
9* Les indications de l'extirpation du calcanéum sont : les traumatismes, les néoplasmes, la carie, la nécrose. Il ne faut pas la pratiquer avant d'avoir constaté l'impuissance de moyens plus simples. La temporisation est souvent conseillée dans les cas d'ostéo-périostite phlegmoneuse; l'envahissement des articulations calcanéoastragaliennes indique le moment où il faut intervenir par la résection. La carie est plus souvent une indication de résection, parce qu'elle guérit, par sa marche spontanée, moins fréquemment, et que', plus souvent, elle est rebelle à l'action des moyens autres que l'ablation. Sa marche, naturellement progressive, envahissante, ne permet pas de temporiser aussi longtemps qu'avec la
nécrose. Il importe, dans ces cas, d'opérer^ dès que les moyens ordinaires les plus actifs ont échoué, et d'opérer complètement pour préserver, d'une part, les os voisins , et d'autre part, pour conjurer les récidives.
« En résumé, c'est l'extension do l'ostéite à la totalité du oalcanéum et son incurabilité, par les moyens plus simples qui légitimer extirpation totale du calcanéum. » (Ollier, /. cit.) ;
10. Enfin, comme toutes les opérations conservatrices ^^ êrénéral, l'ablation du calcanéum sera d'autant mieux indiquée, que le sujet sera plus jeune. Au-delà de 23 ans, plus le sujet avance dans la vie, plus l'amputation semble offrir d'avantages. On a cependant obtenu, à lîn â.g»e déjà avancé, de très-beaux résultats, nous le répétons; mais il faut alors compter avec les complicawons des opérations graves et même dangereuses.
OLLIER. — Traité expérimental ot clinique <le la réi^é né ration des 09, 1867.
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