‹ De l'ablation simultanée du calcanéum et de l'astragale: postéro-tarsectomie totale, ses résultats éloignésChapitre 4 sur 45 · INTRODUCTION ET PLAN · texte numérisé non relu

INTRODUCTION ET PLAN

Jusqu'à ce jour, la postéro-tarsectomie totale n’a été, croyons-nous, le sujet d'aucun travail complet, d'aucune étude suivie. Ecrire une monographie sur une question, actuellement peut-être laissée un peu dans l'ombre, tel a été notre but, et ce travail n’a d'autre prétention que de traiter les points principaux qui se rattachent à l’histoire de la résection totale du tarse postérieur.

Ceci bien établi, nous avons résolu de nous limiter presque exclusivement aux indications et aux résultats éloignés de la postéro-tarsectomie totale, en rejetant systématiquement les cas où cette opération est compliquée d'interventions plus ou moins étendues sur les os du tarse antérieur. Nous passerons assez rapidement sur les divers procédés opératoires, trop nombreux pour qu’il nous soit possible de tous les décrire et dont on peut trouver, dans les différents auteurs, le manuel opératoire détaillé. Ce sont les résultats éloignés que nous nous efforcerons de mettre le plus possible en évidence, car on a généralement le tort, aujourd’hui encore, de vouloir juger d’emblée une opération par ses résultats immédiats et c’est à ce faitque la résection

totale du tarse postérieur doit d’avoir eu et d’avoir encore tant de détracteurs. À ce propos, nous ne pouvons mieux faire que de transcrire textuellement les paroles que M. Ollier prononçait à Lille, le 22 août 1874, au congrès de l'Association française pour l'avancement des sciences : « Le résultat est souvent au bout de trois ans tout autre qu’on ne l'avait prévu. Telle opération, peu séduisante au premier abord, a fini par donner un résultat fonctionnel excellent ; telle autre, trop favorablement jugée au début par la conservation de la forme du membre et la rapidité du processus réparateur, n’a laissé qu’un membre plus gênant qu’un moignon d’amputation. »

Aussi avons nous cherché à réunir le plus grand nombre d'observations indiquant autant que possible les résultats éloignés, espérant ainsi démontrer que l'opération qui fait le sujet de ce travail est bien loin de mériter le dédain dont on l’a accablée pendant si longtemps. Nous n'avons d’autre but, on le voit, que d’étudier une question qui nous a paru d’un réel et profitable intérêt et non de vouloir établir des conclusions auxquelles on doive définitivement s'arrêter. C’est en somme dans ces dernières années que la postéro-tarsectomie totale, grâce aux travaux de M. Ollier, a été réellement réglée et mise au courant de la pratique et, n’y aurait-il que ce motif, il nous a semblé suffisant pour nous livrer à cette recherche de faits qui sera la base de notre travail.

Ce point acquis, voici quel est le plan que nous avons adopté :

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