‹ De l'ablation simultanée du calcanéum et de l'astragale: postéro-tarsectomie totale, ses résultats éloignésChapitre 8 sur 45 · NOM · texte numérisé non relu

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lument sain, dans le seul but d'acquérir la certitude de n ‘avoir laissé dens la plaie aucun foyer pathogène qui serait certainement à bref délai l’origine de nouvelles réci dives. C’est pourquoi, au Congrès de chirurgie de 1885, M. Ollier prononçait-il ces paroles qui devraient servir de ligne de conduite dans toutes les interventions sur le tarse: « Ce qui augmente le danger des o stéo-arthrites du pied, c’est la facilité de propagation de linflammation d’un os à l’autre et l’altération simultanée des os qui avoisinent le point primitivement envahi. Si l’on se contente d’exciser ce point, on laisse dans les os contigus des germes de maladie qui ne tardent pas à se développer. C’est pour cela que, lorsqu'il s’agit de lésions tuberculeuses, il faut toujours chercher à dépasser les limites apparentes du mal et se méfier des fongosités qui peuvent exister dans les recoins éloignés des articulations qui communiquent avec l'os primitivement malade. Ces lésions tuberculeuses cachées sont les causes des récidives ou plutôt de la continuation du mal. On ne peut aller les combattre qu'en enlevant les os qui les cachent et empèchent de les attaquer efficacement. Il faut d'autant plus se décider à enlever ces os que dans certaines régions leur ablation est à la fois le meilleur moyen d'améliorer le résultat orthopédique de l'opération et d’en diminuer les dangers ».

C’est pour avoir négligé ces préceptes, cependant si essentiels, en pratiquant des interventions incomplètes, que bon nombre de chirurgiens ont constaté chez quelques-uns de leurs opérés des récidives que ni l’état local au moment de l'opération, ni l'état général ne

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pouvaient faire prévoir. Que de fois, en effet, une intervention trop limitée sur les os du tarse postérieur est restée sans résultat! Que de fois un malade sur lequel une simple ablation du calcanéum avait été pratiquée à vu réapparaître des accidents plus sérieux encore et sa tuberculose locale prendre une nouvelle extension!

(obs. XII et XVI). Ce sont ces cas d'opérations trop restreintes et exigeant dans la suite une intervention plus complète qui peuvent fournir à la résection totale du tarse postérieur une troisième classe d'indications, que nous pourrons appeler indications éloignées.

En résumé, la postéro-tarsectomie totale trouve sa principale indication dans l’ostéite tuberculeuse du calcanéum avec invasion consécutive de l’astragale souvent même de l'articulation tibio-tarsienne. Aussi, dans son Traité des résections, M. Ollier recommande-t-il, une fois l’ablation du calcanéum pratiquée, de bien examiner la surface inférieure de l’astragale que l’on ne devra pas hésiter à enlever si l'on trouve quelques foyers suspects, un peu d’hydarthrose de l'articulation tibio-tarsienne, et même si, malgré une apparence absolument saine, un doute subsiste encore. C’est donc toujours une tuberculose grave et ancienne, mais aussi bien limitée, qui doit commander cette intervention ; car là, comme ailleurs, quand le processus est à ses débuts, lorsque les produits tuberculeux ne sont formés que par des foyers non caséifiés ou ramollis, le traitement non opératoire par l'immobilisation, la compression, la cautérisation, les injections interstitielles, doit être tenté, du moins chez les jeunes sujets.

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