‹ De l'abolition des octrois en FranceChapitre 1 sur 4 · A MES CONCITOYENS · texte numérisé non relu

A MES CONCITOYENS

La question des octrois , si palpitante d'intérêt, s'agitant partout, je fus appelé « comme beaucoup d'au 1res, à prendre part à de nombreuses et ctialeureuses discussions ; mais dans ces tournois d'éloquence improvisée ce qui me frappa le plus, fut ma complète ignorance.

J'étais séduit par l'idée philanthropique de la suppression des octrois, et cependant j'obéissais à un sentiment de retenue que me dictait ma raison.

Les octrois ont été supprimés en Belgique , pourquoi ne les supprimerions-nous pas en France?

Cet impôt frappe les aliments du pauvre , qu'il disparaisse !

Voilà ce que je disais ; voilà ce que je voulais écrire.

Et cependant ma conviction n'était pas entière ; et ellp n'était pas entière parce que je parlais de cette question sans l'avoir approfondie , sans la connaître même.

Ce qui est pardonnable à ceux dont tous les moments sont comptés ne l'est guère aux oisifs , et, sentant tout le poids de ce juste reproche intérieur, je me suis misa étudier, par l'histoire des chiffres ; à étudier consciencieusement etavectouleTindépendance qu'aucun ne pourra jamais me conteçler.

C'est le résultat de ces éludes que je soumets à vos appréciations ; mon but sera rempli sMl vous conduit à vous entretenir désormais de la question des octrois avec éonnaissance de cause.

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