PRE DE
acceptés qu'avec une grande réserve. Il cite (nous l'avons vu plus haut) le cas de Bruegel comme exemple de la facilité avec laquelle le chirurgien peut commettre une erreur.
En outre, les cas chirurgicaux sont trop nombreux, ce qui prouverait assez que certains doivent être faux.
Le cas de Fergusson étant une observation d’autopsie, on peut se demander pourquoi Dailey ne l’admet pas parmi les cas qu'il reconnait comme évidents.
Aux cas vraiment authentiques, nous ajouterons les cas observés par Dailey et par M. le professeur Frœælich.
Quant au cas de Irving Haynes, il nous semble qu'on peut de même le considérer comme évident.
Avant de terminer ce chapitre, nous ferons quelques remarques.
1° Nous constaterons, tout d’abord, que ces cas d'absence de l'appendice ne sont pas tous semblables entre eux. Si la plupart sont des cas simples, il en est d’autres qui se compliquent d’anomalies du cæcum. On peut, en somme, diviser ces cas en trois groupes :
Le premier groupe comprendra les cas où l’appendice manque seul, le cæcum restant normal ; ce sont les plus nombreux.
Le deuxième groupe comprendra les cas où l'appendice et le cæcum sont tous deux absents. Les cas de Robinson Byron et de M. le professeur Frœlich rentrent dans ce groupe.
Le troisième groupe comprendra les cas où l’appendice est absent, mais où le cæcum est plus long qu’à l’état normal. Le cas de Schridde, où le ecæcum présentait six haustra (bosselures), en est un exemple unique.