LXVII
Ne doivent-elles pas trembler, sçachant que de temps en temps plusieurs Prélats ont ordonné qu'on refusas t les Sacrcmnis de la Pénitence et de la Communion h toutes Jcs filles et à toutes les femmes indifféremment qui auroient les bras, la gorge et les épaules découvertes, et qu'il leur ont défendu sous peine d'excommunication de venir en cet estât au pied des Autels, etmesme d'entrer dans les Eglises?
Ne doivent-elles pas frémir de crainte considérant que la pluspart des courtisanes ne sont devenues impudiques dans leurs mœurs que parce qu'elles ont esté immodestes dans leurs habits ? Qu'elles ont commencé à montrer leur corps, avant que de le donner, ot, s'il m'est
permis de parler de la sorle, qu'elles no l'exposent en vente, que parce qu'elles l'ont trop librement exposé .i la veuS des libertins?
Il est vray que la Religion Cbrestienne permet aux filles et aux femmes de se parer et de s'orner suivant leur qualité et leur condition ' ; mais elle veut que ce soit sans afféterie et sons excez , pour la bienséance , et non pour le luxe. Elle lenr a toujours deflendu de faire servir an Mhcrlitiiifïc cl à l'immodestie, les nrnenieiis dont elle a approuvé l'usage pour mieux faire paxoistre leur retenue et leur pudeur; et elle a toujours marqué de l'aversion et de l'horreur pour ces nuditez de bras, de gorge et d'épaules, qui répugnent également à l'honnesiHé mdiirHl^ et il l;i piété Oiiïisliemie , aux lumières de k raison et de la grâce, aux Loix de l'Évangile et de la Politique , aux sontimens de l'honneur, à l'instinct de la nature, et en un mot à la gloire et à l'utilité mesme des filles et des femmes.
• /. ad Tim., c. 8. Siœiliier el minières '••> babiiu