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un entablement articulaire large d’un centimètre environ d'avant en arrière, à peu près horizontal et que termine en haut la large courbe inféro-supérieure, convexe en
avant, décrite par cette lèvre interne.
La rotule est un os court très compact, aplati d'avant en arrière, dont la face antérieure rugueuse sert à des attaches musculaires et ligamenteuses, et la face postérieure imparfaitement moulée sur la trochlée fémorale SV adapte assez mal parce que la gangue cart lagimeuse qui la complète est peu abondante surtout en dedans (moins abondante que chez Île cheval). Elle présente un relief médian vertical qui correspond à la: gorge de la trochlée, et deux facettes latérales qui s'adaptent aux lèvres de la poulie ; l’externe est plus étroite et plus lonoue que l’interne.
La largeur de lentablement articulaire supra-trochléen, la saillie terminale de la lèvre interne de la trochlée, et la moins grande longueur de la facette interne de la rotule sont autant de particularités anatomiques susceptibles d'expliquer le caractère plus tenace de l’accrochement de la rotule chez la vache.
L'extrémité Supérieure du tibia est occupée par deux larges surfaces articulaires irrégulières qui répondent aux condyles du fémur par l'intermédiaire de ménisques cartilagineux. De ces ménisques retenons seulement que Fexterne est plus épais que l’interne.
2° Articulation fémoro-rotulienne. -__ Nous limiterons la description à l'articulation fémoro-rotulienne, laissant de côté l’articulation fémoro-tibiale.
Nù a.
Que À
Articulation du grasset de la vache vue par sa face interne Ligament fémoro-rotulien interne.
Ligament rotulien médian.
Ligament rotulien interne.
Ligament rotulien externe.
Bourse de glissement du vaste interne sur la rotule, Section du vaste interne près de son insertion. Demi-membraneux.
Muscle couturier raballu.
Court adducleur de la jambe et son aponévrose rabattus. Point d'élection de l'implantation du bistouri et trajet du
desmotome. <
Ligaments. — La rotule est fixée au tibia par trois ligaments en forme de corde, dits t bio-rotuliens, et au fémur par un ligament capsulaire, dite capsule fémoro-rotulienne. ;
Les ligaments tibio-rotuliens se trouvent situés en avant de la jointure et désignés en : externe, médian et interne. Ils sont tous les trois sur le même plan.
Le ligament tibio-rotui en externe est une forte bandelette aplatie attachée par son extrémité supérieure à la face antérieure de la rotule, où il se confond avec l’in-
sertion rotulienne du long vaste ; il se réunit même au
ligament interne par une aponévrose très résistante.
Le ligament tihb'o-rotulien médian est aplati et le plus long des trois ; il est sur.le même plan que les ligaments latéraux, n’est pas noyé dans la graisse, et à la palpation sur l'animal vivant il est mème plus facilement perceptible et plus facile à délimiter que lexterne. Il est fixé en haut sur la face antérieure de la rotule, et en bas sur la tubérosité antérieure du t bia.
Le ligament fibio-rotulien interne est formé par une bandelette aplatie ; son extrémité supérieure s’insère sur la saillie qui existe en dedans de la rotule, son extrémité inférieure au côté nterne de la tubérosité antérieure du hibia. Il est recouvert par l'aponévrose des muscles adducteurs de la cuisse ; l’aponévrose du droit intérne ou sous pubio-tibial et celle du Couturier ou sous-lombo-tibial viennent s'y fixer.
La capsule fémoro-rotulienne est un vaste manchon qui s'attache en haut au tour de la trochlée fémorale, en bas autour de la surface articulaire de la rotule, Elle est mince surtout dans sa partie supérieure où elle est recou-
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verte par la terminaison des muscles rotuliens. Sur les côtés elle est renforcée par des faisceaux fibreux qui s'insèrent aux condyles et qui rappellent les ailerons de la rotule de l'homme. Extérieurementi elle est doublée d'une épaisse couche de graisse.
Synoviales. Elles sont au nombre de trois : une anté-
rieure et deux postér eures. L'’antérieure, très vaste, sou-
tenue par la capsule fémoro-rotulienne sert au glissement de la rotule sur la trochlée fémorale. Elle donne un culde-Sac qui remonte sous l'insertion des muscles rotuliens. C'est spécialement la synoviale rotulienne. Les deux .pos- - térieurs sont les synoviales fémoro-tibiales, elles lubréfient les surfaces articulaires de cette jointure a nsi que les ligaments destinés à l’attache des ménisques. L’externe fournit en plus un vaste cul-de-sac qui descend dans la coulisse antérieure du tibia où elle enveloppe le tendon commun à l’éxtenseur antérieur des phalanges et à la corde fémoro-métartasienne. Ces deux synoviales s’adossent, en avant des condvles et de l’échancrure qui les sépare, contre la synoviale fémoro-rotul enne avec laquelle linterne communique toujours. Une masse assez considérable de tissu adipeux sépare les synoviales des ligaments tibio-rotuliens ; particularité heureuse qui permet d'intervenir chrurgicalement sur les dits ligaments sans craindre de’ léser les synoviales. »
Mouvements de l'articulation. — La conformation de cette jointure assez complexe lui permet d'exécuter deux mouvements ‘principaux opposés : l'extension et la flexion ; et un mouvement accessoire : la rotation. Il
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s'agit donc en somme d’une charn ère imparfaite. A ces divers mouvements participent non seulement les surfaces articulaires mais aussi les ménisques ou fibro-cartilages complémentaires, lesquels se déplacent sur l’extrémité inférieure du tibia d’arrère en avant pendant la flexion, d'avant en arrière pendant l'extension et pendant la rotation il y a aussi un déplacement sensible de ces ménisques sur les surfaces tibiales.