SYMPTOMES
L’accrochement de la rotule se manifeste tout à coup sans effort, sur l'animal au repos à l'étable. Les troubles fonctionnels peuvent se résumer ainsi : au repos rien dans l'attitude ne dénonce l’accident, le membre atteint participe à l’appui comme son congénère, la région rotulienne n'est le siège ni de douleur, ni d’nflammation, Mais si on veut faire déplacer l’animal, il hésite, il faut l’y contraindre par des excitations de la parole ou du geste ; alors le membre en entier reste rigide, traine en arrière et en dehors, les angles articulaires du grasset et du jarret ouverts à l'excès, seul le boulet fléchit et le pied traine sur le sol par la pince où même la face antérieure et l'appui à tendance à se faire en pince sur les onglons. Le membre est entraîné d’un bloc sans pouvoir entamer le terrain. Si on veut faire reculer l'animal, le membre reste engagé sous le corps, et le pied traine sur le sol par la face plantaire ou les talons. Il y a aussi impossibilité de flexion des articulations du grasset et du jarret.
La palpation de la région rotulienne permet de se rendre compte de la grande tension des ligaments tibio-rotuliens, surtout de l’interne, et aussi de sentir le condyle
aptes
interne du fémur en partie découvert sur toute sa hauteur et au-dessus la rotule qui est comme collée sur la face antérieure du fémur. Cet examen permet aussi de se rendre compte que la rotule est inclinée en dehors et en bas. Il n’y a pas pour cela luxation en dehors, cette position anormale s'explique par lPétude anatomique de la trochlée et tient à ce que le condyle interne est plus développé que l'externe et remonte plus haut sur la face àntérieure du fémur.
Si on continue à obl ger l'animal à se déplacer {il faut quelquefois lv inciter à coups de fouet} il arrive presque toujours que brusquement, les ravons du membre fléchissent, une où deux fcis Comme dans léparvin sec par saccades, puis normalement, et l'accident est réduit, Au moment où tout rentre dans l’ordre on entend un bruit see produit par la rotule qui retombe sur la trochlée fémorale. Cette réduction Gure ordina; rement tant que l'a imal est en mouvement, mais si on Parrête à nouveau (quelques minutes suffisent parfois , l'accident se reproduit dans les mêmes conditions que précédemment, sans cause apparente, sans que l’on n'ait pu constater ni effort, ni olissade, ni faux-pas ; l’accident se reprodu t sur :2 mMembre à l'appui en position normale, au placer. Ce sont là les symptômes classiques relevés lors d’accrochement intermittent.
Dans les cas, plus rares, d’accrochement définitif, irréductible, que j'ai observé sur deux vaches, les signes sont des Suivants : Au repos rien d’anormal. Au début de la marche, à la sortie de l'étable, le membre reste en extension, en arrière et est trainé d'un bloé, la pince
graftant le sol. Mais après quelques pas, le membre en