IV. Formes mixtes (anthracoïde, gommeuse, etc
I. Forme érythémateuse.— Les caractères macroscopiques des macules et de l’érythème seront décrits au chapitre suivant. Quant aux lésions histologiques, elles sont peu connues. On sait seulement que dans l’érythème les altérations sont superficielles, tandis que les macules envahissent assez profondément le derme.
Il. Forme vésiculeuse. — Dans une première variété il s’agit d’une tourniole, d’un simple abcès sousépidermique. Dans une deuxième variété, la vésicule est constituée aux dépens du derme entier. Les fibres con jonctives se dissocient. Des fongosités mollasses, très vasculaires, saignaut au moindre contact, se développent à l'intérieur de la cavité ainsi formée. Il y a peu ou point de liquide. Généralement séreux, opalescent, ce liquide devient parfois trouble, purulent : il y a une infection sur-
D fe re venue, tantôt spontanément en apparence, tantôt à la suite d’une déchirure accidentelle de la cuticule. Dans tous les cas il se forme une ulcération superficielle à fond grisâtre, à bords décollés, donnant lieu à un suintement louche ou même purulent ; la guérison peut survenir, mais il subsiste une légère cicatrice. |
IT. Forme nodulaire.— C’est de beaucoup la plus fréquente; elle est caractérisée par l'existence de nodules en nombre variable au sein du derme. Une fois fixé dans le derme, l'aétinomyces détermine, par diapédèse des globules blancs et prolifération des cellules conjonctives, la formation d’un nodule infectieux très semblable au follicule tuberculeux de Kôster. Autour du grain jaune qui tient lieu de cellulegéante s’entassent des cellules aplaties,épithélioïdes ; au delà des globules blancs se disposent en couronne, tandis que, plus en dehors, les éléments fixes du tissu malade opposent une barrière conjonctive à l'infection. La cellule géante fait défaut, ou du moins est exceptionnelle dans le nodule antinomycosique. On ne la rencontre guère que dans les vieux nodules envoie de résorption (Pawlowski et Maksoutow). Les cellules les plus internes en contact avec le champignon subissent la dégénérescence et la fonte granuleuses ; les moins malades présentent seulement un état de tuméfaction trouble (Unna et Audry). De la destruction des cellules centrales résulie une collection liquide, un abcès miliaire au centre duquel se trouve le grain jaune. Plusieurs actinomyces situés les uns à côté des autres déterminent la formation d’un gros abcès.
L’abcès est constitué. Etudions maintenant la structure de sa paroi et la nature de son contenu.