‹ De l'Actinomycose cutanéeChapitre 10 sur 24 · AR ME · texte numérisé non relu

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Le contenu est un liquide séro-sanguinolent, peu fluide, tenant en supension quelques grumeaux et des grains d'actinomyces.

La paroi présente deux zones: l'une externe,conjonctive, l’autre interne, molle etfongueuse. La zone interne est en contact immédiat avec le liquide. Elle est tapissée de bourgeons charnus et formée de cellules embryonnaires ou fusiformes, qui s'organisent de plus en plus vers la périphérie, jusqu'à donner un vrai tissu fibreux. Au milieu de cetissu conjonctif adulte, qui constitue la zone externe, on trouve des vaisseaux en grand nombre dont la persistance et l’intégrité à peu près complète expliquent la tendance à la cicatrisation des lésions actinomycosiques (Israël, Soc. de méd. Berlinoise, 1888). Les vaisseaux lymphatiques et les ganglions ne seraient pas touchés, suivant Taburet. Monestié a constaté l’engorgement ganglionnaire dans quelques cas et ne sait trop s’il doit l’attribuer à l’actinomyces ou à une infection banale surajoutée. Cependant il paraît pencher vers l'opinion d’Emmerich Ulmann qui nie la spécificité. Pour cet auteur il s’agirait d’un engorgement secondaire, dû à la présence du staphylocoque doré qu'il a trouvé dans le pus actinomycosique {Wiener Med. Presse, 1888). MM. Poncet et Bérard reconnaissent que les lymphan- . gites et adénites mycosiques constituent des raretés.

Les lésions nerveuses ne sont guère connues. Il est probable que les douleurs intenses notées parfois dans lactinomycose sont dues à la compression des filets ner--veux par la prolifération conjonctive. Les follicules pileux, les glandes sudoripares et sébacées, comprimés de toutes parts, ne tardent pas à s’atrophier et à disparaître,

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