‹ De L'Actinothérapie Combinée à l'Électrolyse négative dans le traitement des Nœvi plans vasculairesChapitre 4 sur 17 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Innombrables sont les méthodes thérapeutiques préconisées dans le traitement des nœvi plans vasculaires, mais combien décevants sont souvent leurs résultats! Tour à tour chaque médication eut sa vogue. À peine née, elle devait détrôner ses aînées tant étaient grands ses avantages. Mais bientôt le recul du temps en précisait aussi les inconvénients, quelquefois les dangers, et contribuait à lui donner la Juste place qu'elle devait occuper dans la thérapeutique.

Avant lapparition de la physiothérapie, de multiples procédés furent successivement employés, de puis la simple compression, jusqu'aux topiques les plus variés. Les résultats en furent très inconstants, des chéloides fréquentes se greffaient sur les cicatrices consécutives à l'application des caustiques, d’où résultats esthétiques déplorables.

La physiothérapie détrôna peu à peu la chimie. L’électrolyse, la cyothérapie, l'air chaud, la radiumthérapie furent expérimentées avec des résultats variables. L’actinothérapie eut pendant plusieurs

années une vogue considérable, mais l’un de ses créa-

= Sie

teurs, Kromayer, voulut en faire une panacée universelle, ce qui contribua peut-être à faire tomber la méthode dans un oubli un peu trop immérité.

MM. Belot et Nahan eurent lPidée de combiner au traitement actinothérapique lélectrolyseé négative et obtinrent dans un certain nombre de cas des résultats extrémement intéressants au point de vue esthétique, principe fondamental qui doit dominer toute thérapeutique d’une lésion bénigne dont le sigge de prédilection est la face.

Il nous a été donné d’expérimenter cette méthode dans le laboratoire de M. le Docteur Belot à l'hôpital Saint-Louis et en avons obtenu des résultats très satisfaisants. Aussi nous a-{-il paru intéressant de les réunir pour en faire un sujet de thèse inaugurale.

Nous nous proposons dans un premier chapitre d'étudier Iles radiations ultra-violettes en général, l’action des rayons de différente longueur d'onde sur les {éguments, Ce qui nous permettra de conclure en insistant particulièrement sur lutilité du sélec- Uonnement du rayonnement.

Dans un second chapitre, nous envisagerons lappareillage et éludierons Ie rayonnement émis au point de vue qualitauf et quantitatif.

Dans un troisième chapitre nous donnerons la technique en combinant à Factinothérapie l’électrolyse négalive, indiquerons les résultats et préciserons les indications (hérapeutiques.

Enfin, dans un dernier chapitre nous passerons en

revue les divers frailements proposés en comparant

Aer

leurs résultats thérapeutiques, ce qui nous permettra de conclure en montrant les avantages réels de la méthode.

Qu'il nous soit permis de remercier ici notre Maître, M. le Docteur BrocQ de l’enseignement si parfait qu'il à bien voulu nous donner en dermatologie. Je ne saurais également trop exprimer ma reconnaissance à M. le Docteur BELOT pour les conseils si précieux qu'il a bien voulu nous fournir dans l’élaboration de ce modeste travail, ainsi qu’à M. le Docteur NAHAN qui nous à aimablement communiqué les

résultats de son expérimentation.

Du Spectre ultra-violet -- De l'utilité

d'un rayonnement sélectionné

Nous savons depuis Newton qu’un rayon solaire traversant un prisme se décompose en sept couleurs fondamentales. Ces sept couleurs fondues en un infinité de nuances les unissant entre elles, constituent le spectre solaire. Mais depuis Newton, on a singulièrement agrandi les limites de ce spectre solaire. En effet, de chaque côté de cette région visible vivement colorée, se trouvent deux régions extrêmes qui n’impressionnent pas la rétine, mais que des dispositifs spéciaux nous permettent de mettre en évidence.

Si nous déplaçons un thermomètre ou mieux un bolomètre dans les différentes régions du spectre, nous remarquons que la tempéralure s'élève dans le rouge et reste particulièrement élevée en deçà, bien que cette partie du spectre ne soit pas visible. Il existe donc une région dile spectre infrà-rouge, invisible à l'œil et dont les radiations sont calorifiques.

Scheele en 1777, Sennebier en 1782, avaient reconnu que le noircissement des sels d'argent était plus rapi-

dement obtenu dans la partie bleue ou violette du

Page 1