‹ De l'action comparée des médicaments cardiaques (digitale, caféine, convallaria, adonidine), précédé d'une étude sur l'adonidineChapitre 12 sur 14 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Malgré les dangers que présente la digitale , elle ne continuera pas moins à rendre de grands services, à condition toutefois qu’elle soit employée avec prudence et habileté. Aussi, comme le dit M. Huchard (1) « elle est et restera toujours le grand médicament cardiaque.»

La caféine trouvera son usage indiqué dans les cas qui exigent une action rapide, devant produire une déplétion prompte dans le système circulatoire.

Le convallaria produira d’heureux résultats dans les mêmes cas, avec cet avantage que la diurèse occasionnée par lui sera plus persistante. Il remplacera la digitale chez les sujets à Eestomac rebelle, et la caféine chez les gens nerveux et facilement excitables.

Toutefois, si le convallaria et la caféine provoquent plus rapidement la diurèse, ils ont sur le cœur une influence moins marquée que la digitale ou Y adonidine.

D’après nos observations, ce dernier médicament produit rapidement des effets aussi actifs que ceux de la digitale, et de plus il n’en présenterait pas les inconvénients.

Aussi, cet agent thérapeutique nouveau des maladies du cœur nous paraît-il appelé à rendre de précieux services à la clinique, dès que des observations plus nombreuses l’auront mieux fait connaître.

(1) Bulletin de thérap. T. CIII, p. 154.

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