‹ De L'Action De La Belladone sur la secretion gastrique et de sos: application au traitement de l'hyperchlorhydrieChapitre 4 sur 39 · PAC UE · texte numérisé non relu

PAC UE

il faut en user avec circonspection à causes des dan-

gers de la morphinomantie.

Boas s'exprime dé la mème façon.

Riegel, lui, n’a même pas à invoquer ce grief contre l'usage de la morphine dans lhypersécrétion, car il

n'en admet pas l'influence modératrice.

Pour lui, ce médicament est done à exclure de la thérapeutique des maladies de l’estomac et l’atropine doit lui être préférée dans tous les cas. Celle-c1 en effet offre, selon lui, l'avantage de pouvoir combattre efficacement tous les symptômes de l’hyperchlorhydrie : &« Dans plusieurs cas, dit-il, où le contenu de l’estomac se trouvait être hyperacide, nous avons vu très souvent une douleur tres violente calmée par une seule injection d’atropine, et à différentes reprises nous avons pu, dans des cas de stase abondante avec hyperacidité très accentuée, faire cesser la crise douloureuse au bout d'un quart d'heure ou une demiheure au maximum. Encore qu'on soit absolument certain que l’atropine ait une influence favorable sur l'exagération de la sécrétion chlorhydrique, il convient néanmoins d'expliquer la promptitude de son action calmante, et, pour cela, faire intervenir un facteur plus important. Ce facteur n'estautre que la propriété spéciale que présente l’atropine de faire cesser immédiatement les contractures Sspasmodiques du pylore dans les cas où la stase est abondante. Comme nous l'avons indiqué dans nos recherches anté-

rieures sur les propriétés de l’atropine, ce médi-

ajoute- ns fautil s ‘abstenir d° employer

stropine, comme Êne reste la morphine, dans tous les cas où la motricité de l estomac est déjà affaiblie.

Fleiner et Wegele sont du même avis.

Stickers, dans une publication très intéressante ; so la thérapeutique des maladies dés voies biliaires, ns

ë soutient que la belladone agit dans la crise de cor 0 k |

que hépatique mieux qu'aucun analgésique, car. elle SL

fait cesser le spasme du éanal cholédoque qui empé-

5 che le calcul de cheminer. ce he

| Riegel insiste surtout sur Îles Ro effets qu'on

ie de latropine dans les crises douloureuses

de Phyperchlorhydrie. Alors qu'avec la morphine il

SNA mA \ £. à . + A n'a obtenu que des résultats très imparfaits, l'admi-

nistration par la bouche de pilules de belladone ou Re

Pinjection hypodermique de sulfate d’atropine ont | = pan eu raison de ces crises au bout d’un temps Er

très court.

Sin a constaté enfin que le se gastrique était EEE"

| heureusement influencé par latropine et nous avons |

| relevé ans son travail une série d'observations, qui

montrent toutes un abaissement très accentué de Pac 1- LE

EE dité. Mais il n'a pas élucidé le point de savoir combien

de: temps se io sentir l influence du médicament + 1408

sur le chimisme, ni dans quel sens se modifiait

cette influence à la longue. IL est vrai qu'il n’a jamais

donné de atropine pendant plus de 6 à 7 jours. f Il a soin de faire observer, à propos des malades

qu'il a soumis au traitement belladoné et dont il a examiné le chimisme, qu'aucun d’eux n'a subi au préalable de lavage d’estomae, de telle sorté qu'on ne peut accuser le lavage d’avoir influencé la sécrétion de quelque manière.

De cette étude sur la valeur comparative de la morphine et de l'atropine, où il expose non seulementses propres idées sur les avantages el les inconvénients de ces deux médicaments, mais encore l'opinion de tous les auteurs qui les ont étudiés, riégel Uire cette conclusion :

« Bien qu'on ne sache pas encore exactement quelle est la durée de l’action de latropine, quelle est la meilleure dose à administrer etcombien doit se prolonger le traitement, ce médicament peut néanmoins être recommandé comme un auxiliaire très précieux dans la thérapeutique des maladies de lestomac. Dans certains cas même il s'’èst manifesté comme spécifique : c’est dans les crises gastriques et les crampes dues à lhyperacidité et lhypersécrétion

qu'il nous a donné les meilleurs résultats. »

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Res GE

MATIÈRE MÉDICALE ET PHYSIOLOGIE ARE 1 ul sal 44, t 22

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