OBSERVATION XIV
D. C..., trente et un ans. Entrée en 1892.
Pas d'antécédents héréditaires.
Depuis son mariage, elle a un état nerveux très impressionnable. Pas d’épilepsie avouée. La menstruation provoque une grande excitation. Elle a des accès de fureur à l’époque des règles, depuis trois ou quatre mois. Hallucinations. Se dit
électrisée.
19 janvier 1892. — Belladone, 2 centigrammes. 20 janvier. — Belladone, 3 centigrammes.
9 février. — Forte crise d’épilepsie.
15 février. — Une crise. Disparition des accès impulsifs
Suppression de la belladone.
Conclusion. — 1° Ihsparition des accès impulsifs. 2° Production de crises motrices.
A ces observations nous devons joindre un fait absolument spécial. M. le professeur Pierret, ayant donné en bloc à toutes les épileptiques du service de la belladone, les vit en proie à une agitation extraordinaire, plus accentuée chez celles dont les crises n’étaient pas augmentées de nombre. Tant et si bien que de l'avis des infirmières la situation dans la salle n’était plus tenable. « Ici, dit M. le professeur Pierret, la force nerveuse se dépensait, mais graduellement, sous forme d’excitation diffuse. Mais, et c’est là un fait digne de remarque, il n’y eut pas d'actes brutalement impulsifs. »
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