C8H1803) =C16H3606Z= C4H6O3 + 5(C4HI0O
Mais la réaction avec KO, que devrait fournir un acétate, tandis qu’il se forme une matière brune et de l’acétylite potassique; celle avec SO3 qui le noircit, tandis qu’il ne réagit pas ainsi ni sur C4H603, ni sur C4H10O; enfin, la non-existence du composé correspondant dans le méthylène (le formométhylal ayant été reconnu, par M. Malaguti , comme composé de formiate méthylique et deméthylal) sont contraires à cette opinion. M. Liebig le considère comme une combinaison d’éther et d’aldehyde (C4H,0O-bC4H8O2). Cette composition est assez en rapport avec les propriétés de l’acétal; cependant l’énergie de l’aldehyde comme acide, semble bien faible pour pouvoir décomposer l’alcool en éther et eau , et se combiner à l’éther formé. En outre on devrait s’attendre à la disparition d’un équivalent d’eau, remplacé par la base C4H10O.
M. Régnault se représente la formation de ce composé d’une autre manière; il suppose que sous l’influence de Pt, 2 at. d’éther se réunissent en un seul pour former le composé C8H20O2, qui par l’oxydation perd H2 et gagne O, ce qui donne C8H1803. Cette opinion n’explique pas suffisamment les propriétés et la transformation facile de l’acétal en acide acétique.
L’acétal offre également des difficultés pour les théories de MM. Zeise et Persoz.
En examinant ses propriétés et son mode de préparation , on peut se convaincre facilement de la difficulté qu’on éprouve à purifier ce corps, et surtout à le débarrasser de l’alcool. Ces deux corps ont le même point d’ébullition; ils sont tous les deux solubles dans l’eau,
et ce n’est que par Cl2Ca qu’on parvient à les séparer, et on sait que dans ce cas les dernières traces d’alcool sont difficiles à enlever ; c’est peut-être cette difficulté de préparer l’acélal pur qui est cause qu’on n’en a fait qu’une ou deux analyses. En admettant qu’il contenait encore un peu d’alcool, H a dû être trouvé trop fort, et peut-être la composition est-elle C8H1603, au lieu de C8H1803. L’acétal serait alors l’éther acétyleux ( GiH602 -+~ C4H10O ) , ce qui serait parfaitement en rapport avec ses propriétés et la manière dont il prend naissance.
Nous avons déjà fait observer que toutes les fois que l’oxydation s’étendait jusqu’à l’acide formique , qu’il y avait en même temps production d’une quantité correspondante de CO2. Celte formation constante et simultanée de ces deux corps dans les circonstances les plus diverses , est un fait très-important , et auquel on n’a pas donné l’attention qu’il mérite. Il prouve que lorsque l’action altérante s’étend au delà de l’aldehyde ou de l’acide acétique, il y a toujours scission de l’atome complexe en deux atomes plus simples, dont l'un appartient à la série du formyle, et peut, directement ou indirectement, donner naissance à l’acide formique; il en résulte aussi que le formyle ne peut jamais être représenté par C4H4, mais seulement par C2H2.
Ainsi , l’aldehyde C4H802 se séparera en L’acide acétique C4H804 se séparera en
l C2H8 = C2II2h-H6.
Dans le premier cas , si l’action oxydante n’est pas trop énergique, elle pourra simplement s’exercer sur C2H2+H6: H6 sera remplacé par O3, ce qui donne C2H203, et C202 pourra se dégager. Si l’oxydation est plus complète , C202 pourra être oxydé en C204, et même C2H203 peut se changer en H20 et C204.
Ces considérations offrent une explication facile du dégagement de CO par l’action de SO3 sur l’alcool; on n’a qu’à se rappeler que
C2II203 n’est plus oxydé par SO3 , mais décomposé en des éléments plus simples C202 et H20.
iNous ferons remarquer ici, qu’en général M. Persoz a observé le dégagement de CO avec les matières qui , traités par SO3 étendu , d’après le procédé d’EiHMET, fournissent de l’acide formique. Ne serait-il pas possible que SO3 concentré agisse tout à fait comme le même acide étendu , avec la différence que l’acide formique, au moment de sa naissance, est décomposé en H20 et C202?
Par l’oxydation de l’acide acétique, il y aura toujours dégagement de CO2.
D’après la manière de voir de M. Liebig, rien ne s’oppose à ce que C4Hl202 puisse fournir C4H406 — 2 (C2H203) ce qui est contraire à l’expérience; ce qui a lieu pour O, devra également avoir lieu pour d’autres corps; et, en effet, l’action des corps halogènes vient confirmer d’une manière frappante ce que nous venons d’établir.
L’alcool anhydre par Cl donne du chloral , en se transformant d’abord en aldéhyde. Ce corps étant C4H60 , H20 , M. Liebig admet que H6 est enlevé et remplacé par Cl6, d’où C4C160 , H20 ~ chloral. Ce corps est donc l’analogue de l’aldehyde, et on conçoit facilement que les derniers H2 ne soient pas enlevés ; puisque H20 n’est pas décomposé par Cl. Cependant , cette analogie n’est pas confirmée par l’expérience. D’abord , la formation du chloral hydraté , la manière dont C4H202C16 se comporte avec SO3 sont peu favorables à l’opinion, qu’il contient H20 à l’état d’eau. Dans ce cas, il est probable qu’il pourrait se combiner à des oxybases, ou chlorobases à la manière de l’aldehyde, ce qui n’a pas lieu. L’aldehyde traité par les bases alcalines se transforme en acide acétique. Le chloral, dans les mêmes circonstances , donne de l’acide formique et du chloroform. Il y a donc peu d’analogie entre ces deux corps; en outre, la transformation du chloral en chloroforme n’est pas facilement expliquable par la formule de M. Liebig.
M. Berzélius considère le chloral comme formé de la réunion du
chlorure formylique C2H2C12 avec 2 at. de gaz chloxicarbonique C202C14 C2H2C12 -b C202C14 = C4H202C16. Cette opinion ne laisse
pas voir comment le chloral a pris naissance par l’action du chlore sur l’alcool ; en outre, parla réaction de l’eau ou des hydrates alcalins, C202C14 devrait se transformer en C204 et C2H2C12 se dégager ou produire C2H20 ; ce qui n’a pas lieu.
M. Persoz a adopté la même formule, mais en expliquant comment on peut y arriver. En effet, d’après sa règle , l’action de Cl sur l’hydrogène cai’boné cesse dès que les éléments sont dans le rapport de 1 à 1 , 2 à 2, 4 à 4, etc. Or , l’aldehyde étant C2 (H8C202)12 , H6 pourront être enlevés et remplacés par Clü; mais à mesure que H est enlevé, CO se trouve en contact avec le chlore et en absorbe 2 vol. ; il se forme donc C202C14 et C2H2CI2 d’où C2 (H2C202C16)12.
L’auteur a lui -même fait remarquer les difficultés que présente cette formule. D’après nous , le chlore agissant sur l’aldehyde , les éléments de ce composé se désunissent de manière à former les deux atomes composés suivants C202 et C2H2-{-H6. Le chlore agissant sur ce dernier enlève 6H et les remplace par 6C1 , d’où résulte le composé C2H2C16 + C202 — chloral ; par l’action d’une base alcaline hydratée H20 se combine avec C202, d’où C2H203 qui reste uni à la base et C2H2Cl6 est mis en liberté. Le chloroform , sur lequel tous les auteurs sont d’accord, est le chloride du formyle, correspondant à l’acide formique C2H203 , dans lequel il se transforme par l’action prolongée des alcalis.
J’ai constaté que les acétates , traités par Cl sous l’influence des bases , se transforment en CO2 et C2H2Cl6.
En effet, C4H8Q4 se décompose en
Cl agissant sur C2H2 ■+ H6 forme C2H2Cl6 et CO2 se combine à la base d’où il est chassé par un excès de chlore.
L’acide chloracétique de M. Dumas rentre dans le même cas.
j C2H2 et H6 .
C4H804 soumis à Cl sans la présence des alcalis puissants , donne naissance à C204-f-C2H8; ce dernier se transforme en C2H2C16, et les deux composés restent unis; leur réunion jouissant de propriétés acides , peut se comporter comme un acide et neutraliser des bases , et ce n’est que par un excès de celles-ci et sous l’influence d’une température plus élevée , qu’il y a décomposition dans les éléments les plus simples.
On voit donc qu’il y a analogie entre leehloral et l’acide chloracétique C2H2C16 H-C202 et C2H2C16 + C204. Ils contiennent tous les deux C2H2C16 combiné dans le chloral à C202, et dans l’acide à C204. Par les alcalis, celui qui contient C202 fournit un formiate , celui qui contient C204 un carbonate.
Il est maintenant facile de concevoir les circonstances dans lesquelles l’alcool, l’aldehyde, l’éther acétique , les acétates fournissent du chloroform.
L’alcool traité par les bases alcalines se transforme en acide acétique, de même que l’aldehyde. M. Persoz explique facilement ce fait par l’oxydation de CO, qui devient CO2 et le dégagement de H2.
D’après la théorie de l’éthyle, l’alcool C4H10O-|-H2O ou bien (C4H6 -bH4)0-|-H20 en contact avec H20,K0, d’après le principe qu’une base puissante favorise la formation d’un acide, dégagera d’abord IL et passera à l’état de C4H60-f-H20. Ce composé en présence de l’hydrate alcalin , détermine la décomposition de son eau et de celle de l’alcali , il y aura dégagement de ZjH et formation de C4H603,K0.