‹ De l'Action des Eaux de Vichy: Dans les Dermatoses DiathésiquesChapitre 11 sur 40 · CHAPITRE IL · texte numérisé non relu

CHAPITRE IL

22 F PA TROUBLES DE LA NUTRITION ET DE L'ÉLIMINATION URINAIRE es DANS L'ECZÉMA ET LE PSORIASIS. RECHERCHE DU RAPPORT 2 re ST | AIOTURIQUE. MODE OPÉRATOIRE. : LL NNEES

; | L'analyse des. urines cher les malades atteints d’ eczéma È 2 ë où de psoriasis montre un trouble constant del élimination ne urinaire qui se manifeste toujours par r abaissement, parfois | considérable, du rapport azoturique.

M. le A Gaucher etson chef de RER M.

* Don bioon démontré ces faits par de nombreuses ana- “ lyses des urines recueillies chez des eczémateux et des pso- Fo et ont publié les résultats de leurs recherches dans le] ournal de Physiologie et de Pathologie générale (1).

Ils ont pris comme sujet de leurs observations les deux.

grandes dermatoses chroniques, l'eczéma et le psoriasis, et

LES ont cherché à révéler, par l'analyse complète de l'urine, les

É troubles de la nutrition générale et particulièrement de Me, l'élaboration azotée dans ces deux maladies, Ces recherches,

qui portent sur trente observations environ, ont montré que | k a transformation i incomplète de l'azote était un fait constant Werchez les eczémateux ou les psoriasiques, que chez ces deux catégories de malades les perturbations nutritives sont sen-

(1) Gaucuer et Desmouuiëre, Des troubles de la nutrition et de l'éli- mination urinaire dans les dermatoses dialhésiques, Ï

siblement les mêmes, et que chez tÿus) ie rapport azoturique |

HA VESTE anormal et toujours abaissé ; enfin l'élaboration incom- | Ne

re plète des matières azotées se. manifeste encore par. la pré- ; sence de peptones, de, leucine, de tyrosine, d'albumine et. l'augmentation de l'acide urique et des composés ne à “ N° que ÿ ANA ie NARER 1 OR ‘ RARE EL ne En résumé, Roue MM. Gao Rou et Desmoulière, la con- | clusion générale de notre travail peut être formulée ainsi : | Les troubles de l'élimination raclée dans l'eczéma et le psoriasts montrent un vice de la nutrition caractérisé par de ÿ l'élaboration incomplète de la matière azotée, par la production excessive ‘de matières extractives. C'est dans la Re anormale et excessive de ces matières extracti-. ves azotées dans l'organisme qu il faut chercher la source

de lautosintoxication. chronique diathésique » (1). A

.M.E. François- Dainville, dans une thèse i inspirée parM. le Professeur Gaucher @), a repris l'idée et’ le. titre de la com Fer : munication de MM. Gaucher et Desmoulière, et, s appuyant sur une cHAuantee d'observations est arrivé aux conclusions suivantes : ee # À

« Dans le cours des dermatoses diathésiques, constituées principalement par l'eczéma et le psoriasis, les méthodes ji d' examen concordent toutes à établir :

| #°) La nutrition ralentie et viciée ; 2°) L'insuffisance rénale.

Cette dernière, généralement conséquence de la première, re ;

retentit sur elle à son tour.

(4) Journat de Physiologie et de Pachoiogee ntraie 1904, p.703 à 7). (2) E. François Danvize. Des troubles de la nutrition el de l'élimi- Po nation-urinaire dans les dermatoses diathésiques Ras et psoriasis) Thèse de Paris, 1905.

SAR LL RTE | il \

“es urines colorées et rougeâtres, hdd en ‘eristaux

| d'acide urique ‘sont légèrement diminuées de volume: dans | l'eczéma, et plutôt augmentées dans le in Are FE urée est au-dessous de la normale, ainsi que la. quantité

— darote total ; ; la nutrition est atainnee, Cie de MALE ” L'indican, en excès, montre un état assez défectueux du. ‘tube digestif et particulièrement ( ur :gros intestin. 7, L'urobiline, au-dessus de la normale, résulte d'un fonc . Pa ee du foie et. de l'appareil digestif.

Le rapport azoturique. abaisse. dans la majorité des cas, prouve. Y'élaboration incomplète de la matière azotée, da broduction excessive de. matières extractives azotées, causés | del’ auto-intoxication chronique diathésique. à Le rapport, azote alcaloïdique- -azote total, faible pendant af dermatose, devient. élevé au moment de l'amélioration

cutanée, les alcaloïdes urinaires étant alors éliminés en. masse. A la rétention rénale succède une phase de dépuraee if tion énergique. \ PERS de ol | 1 Des COrps azotés incomplètement oxydés, l'acide urique. Vi ent le plus important ; il est généralement en excès. La ‘démiiuéralieation est très marquée dus la majorité Se des ‘cas, à cause surtout de la prédominance des chlorures. Fe : FA Le rapport des chlorures ? à l'azote total s'est montré tou- … jours très élevé. Are C2 NE épreuve . des fonctions rétales par le bleu de méthylène : , montre une élimination anormale, intermittente. La durée

est souvent Cube ou. prolongée.

EA examen | de la toxicité urinaire révèle des urines très peu ; ÿ

PAM] \ LA # t ar | j £ f “ ne lu

toxiques Qt non convulsivantes pendant l' eczéma et le psoriae \ sis ; la toxicité s'élève en même temps que J'amélioration

cutanée, pour décroître. au moment des poussées nouvelles.

LA

! Pendant la dermatose il y à en effet” diminution des trans Het bars organiques, et phénomènes d Hhenibsance rénale, ; gel À

comme le prouve de son côté la cryoscopie.

se pronostic doit donc être toujours : réservé chez les e eczé- Le .mateux et Dornnidiens, car de nouvelles défaillances rénales sont presque FHoste à échéances plus. ou moins. Jointaines, | et entrainent avec elles la récidive des dermatoses chez les 7,2% . sujets ut la peau est déjà un « locus minoris “resistentiæ. » LANCE au Lens 1e be

.\ Telles sont en conclusions -où en arrive M. François-Dain-

ja ville, conclusions appuyées par plus de cinquante analyses

. des urines recueillies chez des eczémateux et des psoriasi- nt

4 ques. RÉ NO ant N ee n ns | ‘ À | Nous même,chez tous les malades que nous avons observés

à l'hôpital ST Louis dans. le service de M. le professeur Gau- Æ a her nous avons constaté par analyse des urines, faite

avant le traitement par l eau de Viony, des troubles tonstants EUR <

| de la nutrition et de de élimination urinaire. (7 PRENONS

Ces troubles se manifestaient le plus souvent par une diminution du volume normal de l'urine éliminée, la présence.

\ de l’indican et de l'urobiline en proportion élevée, et surtout par un abaissement oies et panel considérable du rap- “port azoturique. |

Sr Pr AVES

Pour déterminer ce rapport aroturique. nous avons PRES PS (1) FRANÇoIS DaiNviLe. Des troubles de La mutretion el de l’élimina- SN hon urinaire dans les dermatoses diathésiques. Thèse de Paris 1905.

LD : \ YU æ : { s Q D e \

Play l'uréomètre et be eto de de M. | Dormottière, chet

de laboratoire de M. le Professeur Gaucher. LA aURT x 3

mm

— Nous allons exposer ce mode c opératoire, mais auparavant Al m'est peut-être pas inutile de rappeler i ici quelques données chimiques. SE er LORIENT ES Dar jee

Parmi les composés azotés contenus dans l'urine le plus Rs, de tous est l'urée ee a pour. formule : 2 CAES

Ï \ » LR 1e ANT, J \ 1 à di 114 EM | 7 NE den - È Î

« L'urée est un cn neutre, non toxique, très, soluble et dialysant facilement. Ces propriétés nous montrent que "ai a urée pourra sans | inconvénient circuler dans l'organisme À Hors elle est neutre et nôh toxique, et que son élimina- . tion en sera faite étant donné. sa solubilité et sa dialyse facile. DFE Res NA RTE , Lorsque l'urée est mise en présence des hypochlorites 0 ou | hypobrmie alcalins, il se produit une réaction dont ‘a ré- sultante est Ja décomposition de l’urée en acide carbonique. à; eau et azote. C'est sur cette réaction importante qu'est basé CE le dosage de l'urée. En effet, si l'on fait agir sur elle Fhÿpor | bromite de soude par exemple, on obtient la réaction sui=

fyamte | NA TU 7ù PA Ze A HAT RAT

| GO(HE + 3 Na O Be = 3 NaBr + GO? BAr+ 2H O ASE

> E = met serment LV Urée - Hypobromite Bromure Acide -Azote Eau 7 # < ALAN AS Soude de Sodium : carbonique à

On voit que deux gaz, l'agide carbonique et l'azote, sont mis en liberté ; mais l'excès de soude contenu dans l’hypo-

A À N in 7 < À

L *{4] ee Les substances azotées de l'urine. Annales des maladies vénériennes, 1909, \T ;

bromite employé ABéouRo facilement l'acide carbonique, A.

ne restera. donc qu'un seul gaz mis en Jiberté, J'azote : du

{ volume d'azote dégagé on déduira la quantité ‘d’ 'urée..

L'homme adulte sain, suivant un régime mixte et prenant

“un exercice modéré, élimine en moyenne 26 grammes d'urée

par 24 heures et 18 grammes par litre d’ urine. Chez la fem- ;

me, la quantité est un peu moindre, 22 grammes par 2

heures environ. Pour M. Bouchard, l'homme adulte élimi-

“Y Snerait en moyenne de 19 à 25 grammes d'urée per jour ; “+ NS

4 au- -dessous de ces chiffres il Y aurait anazoturie et au- dessus F (È

… szotürie. EP SN AN à

Les autres composés azotés. de Pariné sont les sels ammo-

niacaux, les. composés puriques qui comprennent : l'acide à \h ‘urique, la xanthine et ses dérivés, l'acide hippurique, la

Pie GA cn et enfin ce qu’on est convenu d'appeler le non.

dosé organique.

QHOITUE beaucoup moins importants que Purée: tous ces

corps azotés n'en sont pas moins Haies à Connaitre, disons

donc un mot de chacun d'eux.

T: ES SELS AMMONIACAUX, surtout le carbonate d'ammonia- ”

Miique, peuvent être transformés en urée par ï organisme : cette

‘transformation s'opère surtout dans le foie ainsi que Tont

2 5 ; A © la : Fe ET RE démontré les physiologistes. En effet, si le foie vient à man-

quer à sa fonction pour une raison pathologique ou expéri .

mehtale, on constate aussitôt une diminution de l’urée et.

une augmentation de |’ ammoniaque dans les urines. L’ urine

normale renferme environ 0 gr. J.centigr. de sels ammonia- ie

caux par 24 heures. AE ae A te AE

PE) Ts

L'ACIDE URIQUE est, après l'urée, l'élément normal le plus

important de l'urine qui en contient quelques décigrammes

sk par ‘jour, On lerencontre 1 e phis souvent sous forme d’ urate Ÿ acide de soude « qui constitue le dépôt rougeâtre, qui se forme à | par refroidissement dans un grand nombre d'urines. Si on | élève un peu la tenipérature de ces urines, le dépôt d urate

| acide de soude disparait. L'acide. urique se rencontre en core

ou dans Purine. sous forme d'urate acide de potasse et d'urate Pa : ‘acide d'ammoniaque. PE NN DO CR EU Les médicaments ont ‘une influence marquée sur ‘la pro duction de l'acide urique : ie sulfate de quinine, la caféine, RS F l'antipyrine, les sels de plomb et de fer, en diminuent la te proportion ; les bicarbonates et carbonates alcalins, sûriout | é de lithine, font rapidement disparaître les dépôts d'acide ! Fa urique, tandis que l'ingestion du salieylate de soude aug- ! mente très sensiblement Fa proportion d'acide Haute ca excrété. PEUX Î |

3 tit À Hart

Le ACIDE HIPEURIQUE 6e rencontre en petite quantité dans urine de l homme, ‘environ 60 à 70 centigr. par 24 heures. Sa quantité peut varier dans d'assez fortes proport tions sui- \ qe vant l'alimentation du sujet. L'ingestion de prunes, de. A

s mûres, de framboises, de cértaines baies, le fait Dranconpi

augmenter ; de même après l'absorption d'acide benzoïque. En effet, l'acide hippurique en se dédoublant donne de 1 l’acide benzoïque, lequel se transforme dans lé économie ete ; s'élimine sous forme d'acide hippurique.

La CRÉATINE et LA CRÉAANINE se rencontrent simultanément dans l'urine, car elles dénrene facilement l'une de l’au- Vu l'urine né contient pas normalement de créatine, celle , qu’ on Y trouve provient de la créatinine,

r La créatinine est un produit de désassimilation des subs-

Ï tances albuminoïdes du muscle. La proportion de créati-

nine que l'on trouve dans l'urine ‘augmiente {sensiblement à la suite d’un régime fortement azoté, ainsi que dans Le Haies fébriles, lorsque le malade est soumis. à la diète. È Un adulte doit en éliminer environ 0,80 centigr. par jour. ;

La. XANTHINE, que J'on appelle aussi quelquefois acide ureux,existe en très petite quantité dans lt urine normale ; on

el a rencontrée nant dans différents organes : le cerveau,

“la rate, le pancréas. Elle existe jaussi dans certains raleuls:

uMnaires: 1} À, ES ÉT SEPRETES

Nous avons passé en revue toutes. les substances nie rc: nues dans l'urine normale, il nous reste maintenant à dire :

quelques mots de ‘ce qu’ on est convenu d'appeler le non- .

dosé organique. { € - = « Supposons une urine renfermant par exemple 50 gram: mes d'extrait par litre, c'est-à-dire 30 grammes de substan-

ces dissoutes. Retranchons de ces 50 grammes les RS

ces minérales, soit 20 grammes, il nous reste 30 grammes

pour les matières organiques. Ces 30 grammes de matières organiques comprennent l'urée, les composés . puriques, | l'acide hippurique, la créatinine, les pigments, ce qui fait au total 23 grammes, plus 7 grammes de matières organiques représentant le non-dosé organique, c'est-à-dire 7 grammes de substances qui, dans les analyses les plus complètes, sont laissées en dehors de l'analyse. Ce -non-dosé TE ARUUE

représente normalement 25 ‘/ environ des matières organi-

‘ ques totales de l'urine. Le dosage du carbone total a montré $

que le tiers environ du carbone urinaire reste engagé dans

le non-dosé, et les divers travaux publiés sur cette intéressante question ont établi que la majeure partie des matières

extractives, ou non-dosé organique, était constitué par des

acides azotés complexes(acides oxyprotéique, alloxyprotéi-

que, ete. 2 se rapprochant par leur pero de la mo-

DA lécule protéique » (). ‘ Le non-dosé organique contient encore ce qu’ on appelle

les leucomaines, déchets très toxiques de la nutrition. TERRE

24 Dr toxicité urinaire est due en grande partie à la PEReREe x / - te des leucomaïnes : lorsque. ces leucomaïnes sont accumus s Ft 55 LE ‘ Eh lées dans l'organisme, il ;se , produit un empoisonnement 25e du sang qui est l'urémie. Le terme d'urémie est tout à LE AER %

pe “fait impropre, car il a été prouvé expérimentalement que ; HÉES !Jurée: n'est pas toxique, cen ‘est donc pas à l’urée qu'il faut

; imputer les phénomènes d’ empoisonnement constatés dans

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