‹ De L'Action Du Benzoate De Soude Sur L'Élimination De L'Acide UriqueChapitre 12 sur 27 · SP 5 LUS · texte numérisé non relu

SP 5 LUS

Voici d’ailleurs cette formule:

Solution A

Sulfate de cuivre cristallisé pur. . 2, 97.98

dissoudre à froid dans 500 cent. cubes d’eau environ.

Ajouter :

PACITOLSUMUTIQUE 4 20 ee à + ie V gouttes.

HAMOIN RES Bet ie LEA A eee Qu:

pour avoir { litre de solution.

L’addition d'acide sulfurique assure la conservation indéfinie de cette première liqueur.

Solution B Hyposulfite de soude . . . . . 25 grammes.

“onde Selphétié.. cu. 2. 27 95: 2 dissoudre à froid dans Haurdistiiée. .”". 2. =, 5", Qu:

pour avoir 1 litre de solution.

Le mélange à volumes égaux de ces deux liqueurs précipite 1 milligramme d'acide urique par centimètre cube.

La formule de M. DucunG contient beaucoup moins d’hyposulfite et de sel de Seignette. La transformation en sel cuivreux se fait parfaitement et le mélange des deux liqueurs se conserve sans trouble apparent pendant quarante-huit heures au moins, d’après nos expériences.

Quant à la liqueur du sulfate de cuivre, on peut la considérer comme inaltérable ; après plus d’un mois, on n’y observe

pas le moindre dépôt.

= Il n’enest pas tout à fait de même de la liqueur d’hyposulfite et de sel de Seignetle, on y voit se former environ un

nn mois après sa préparation des moisissures qui flottent dans le liquide. Elles sont dues au sel de Seignette.

M. DucunG emploie comme réactif indicateur une solution d'acide urique à 1 gramme pour 1000 cent. cubes, qui donne un louche avec l'urine contenant un excès de réactif cuivreux.

Nous allons décrire le mode opératoire que nous avons suivi et qui diffère très peu de celui indiqué par M. Du- CUNG.

Les solutions nécessaires aux opérations sont les suivantes :

1° Solution saturée à froid de carbonate de soude.

2 Solution d’acide urique avec :

Neidé urique-s LL: <M AOLNANER TS 0 gr. 10 dilué dans 50 centimètres cubes.

Ajouter:

Solution de soude caustique au HRIOMONS Cp NES ere ? cent. cubes.

Compléter le volume à 100 centimètres cubes.

3° Solution A (formule Arthaud et Butte) Sulfaté de Cuivre CP ARE ENERE { gr. 484 pour 500 centimètres cubes de liqueur.

‘Aciduler par acide sulfurique. . . III gouttes.

4° Solution B (formule Ducung) Hyposulfite de soude. . . . . .

Sel.de iSeignettes .: iuf 40 4e un 12 gr. 5

pour 500 centimètres de liqueur.

Chaque centimètre cube du mélange à parties égales des solutions A et B précipite 1 milligramme d’acide urique.

Me de PDF A6, PTT ORNE.

2 due SR CORNE CES OS NA ï

’ Ve La solution alcaline d'acide urique ne se conserve pas longtemps. Nous avons eu l’occasion de faire des expériences à ce sujet (1). Après un mois, une solution contenant 1 gramme d’acide urique pour 1 litre de liqueur avec 20 cent. cubes de lessive au dixième n’en contenait plus trace et le réactif cuivreux ne donnait plus de précipité.

Il faut donc renouveler cette solution tous les quinze jours au moins, si on doit faire des essais suivis. Il est facile d’ailleurs de l’essayer avant de s’en servir; un centimètre cube (soit un milligramme d’acide urique), étendu à 5 cent. cubes, doit donner, en présence d’un cent. cube de solution saturée de carbonate de soude, un louche apparent avec un cent.

: cube d’hyposulfite de cuivre après cinq minutes de repos.

Manuel opératoire

On mesure 10 centimètres cubes dans un petit ballon et on y ajoute un centimètre cube de la solution saturée de carbonate de soude. Les phosphates sont précipités et l'acide urique est mis en liberté. On peut alors filtrer avant d'ajouter le réactif cuivreux, cela n’est cependant pas nécessaire. On verse, au moyen d'une burette de Mohr, n centimètres cubes d’hyposulfite de cuivre. On agite et on laisse au repos pendant dix minutes au moins.

Après cet intervalle de temps, on chauffe légèrement le ballon, de façon à ne pas dépasser 40 degrés. La chaleur facilite l’agglomération du précipité d'urate de cuivre et achève la réaction.

On filtre dans deux tubes à essais bien propres.

Dans le premier on ajoute un centimètre cube de la solution

(1) Voir plus loin, page 60.

mo — d'acide urique, dans l’autre un centimètre cube de réactif cuivreux. :

On attend cinq minutes au moins. D’après les expériences de M. DucunG, confirmées d’ailleurs par nos essais personnels, il faut ce laps de temps pour que la réaction s'effectue, surtout avec une urine peu riche en acide urique. Il en est de même lorsque l’on approche de la limite de précipitation, c’està-dire lorsqu'on à ajouté la quantité presque exactement nécessaire à la précipitation complète de l'acide urique (soit un à deux dixièmes de centimètres cubes en moins).

Si, après ce laps de temps, il n’y à de trouble dans aucun des deux tubes, le dosage est exact et la quantité d'acide urique contenu par litre est donnée en milligrammes par la formule n x:100.

Un louche se produit-il dans le premier tube (où nous avons ajouté un excès d'acide urique), il indique la présence d’un excès de réactif cuivreux non utilisé, par suite le nombre de centimètres cubes n employés est trop fort; on doit recommencer l'essai avec un nombre n’ plus petit.

Si, au contraire, c’est dans l’autre tube (où nous avons ajouté un excès d'hyposulfite de cuivre) qu'il se forme un précipité, il n’y avait pas assez de réactif, le nombre n est trop petit, il faut recommencer l'essai avec un nombre N plus fort.

Comme le dit M. Ducun6, il ne faut jamais se hâter.de conclure, il est nécessaire d’attendre cinq minutes et dans tous nos essais nous avons attendu au moins dix minutes pour plus de sûreté.

La méthode est assez sensible pour donner un louche avec un excès de réactif d’un à deux dixièmes de cent. cube, soit une approximation de ? centigrammes par litre.

Il pourrait se produire un louche dans les deux tubes. Si nous faisons cette remarque, c’est que M. Ducun@ ne l’indique pas. Cela tient à ce qu'on n’a pas attendu assez longtemps

et que l'action du réactif n'était pas encore complète. Il se produit alors une seconde précipitation après filtration.

Aussi, au lieu de n'avoir recours qu’à la chaleur seule, nous préférons attendre dix minutes avant de chauffer.

Néanmoins, avec des urines présentant un dépôt d'acide urique ou d’urates, nous avons remarqué qu'après avoir dissous le dépôt par une douce chaleur et étendu lurine d'une quantité d'eau connue (si cela est utile pour compléter la dissolution), il fallait attendre demi-heure au moins pour que le réactif cuivreux agît complètement.

D'ailleurs l’apparition d'un précipité dans les deux tubes indiquerait, s’il y avait lieu, que l’action de l’hyposulfite cuivreux n'était pas complète.

Dans la pratique, pour gagner du temps, il y a avantage à faire sur la même urine trois essais en même temps.

Par exemple on ajoute 3 cent. cubes, 4 cent. cubes et 5 cent. cubes de réactif à 10 cent. cubes d'urine.

On dispose les six tubes et on les examine en même temps. Un louche se forme-t-1l dans le second tube de l'essai avec 3 cent. cubes et dans le premier tube de l'essai avec 4 cent. cubes, il indique que 3 est trop faible et 4 trop fort. Il y a donc dans l'urine plus de 0 gr. 300 et moins de 0 gr. 400 d'acide urique par litre.

On recommence deux essais avec 3 ce. 3 et 3 cc. 7 de réactif cuivreux, et, par le même raisonnement, on arrive fatalement au dosage précis dans un troisième essai (si le second ne donne pas de résultat exact). Il est bon d'ajouter qu'avec l'habitude, la rapidité d'apparition du louche est un bon indice du degré d’approximation. Nous avons remarqué que, si le louche apparaît dans la première minute de repos, il y avait en trop au moins quatre dixièmes de cent. cube de réactif ; il fallait donc recommencer avec une quantité de réactif plus faible ou plus forte de cinq dixièmes de cent.

MAO cube, suivant que le louche apparaissait dans le premier ou le deuxième tube. Un louche qui ne se forme qu’à la cinquième minute de repos n'indique qu'une différence d’un centimètre cube de réactif, soit un centigramme par litre d'acide urique à retrancher ou à ajouter au nombre trouvé. |

Il est facile de comprendre que cette remarque n’a rien d’'absolu, car la richesse de l'urine en acide urique fait varier la rapidité de l'apparition du louche. Mais, dans des essais en série sur la même urine, on peut tenir compte de ces indications.

Nous avons suffisamment insisté sur le mode opératoire pour faire voir combien il est simple et à la portée des personnes les moins habituées aux recherches du laboratoire.

Nous avons indiqué le degré de sensibilité. Quant au degré de justesse, avec une solution d’acide urique contenant 1 gramme par litre, nous avons obtenu les résultats sui-

vants :

Quantité de réactif employé JC 10 cc. 10 cc. ?

excès d'acide urique exact excès de réactif

après dix minutes de repos.

Ls

L’acide urique que nous avons employé dans nos essais avait été obtenu au moyen d’urate d’'ammonium pur.

Cet acide urique a donné 33 pour 100 d’azote, dosé par le procédé Will et Varentrapp, au lieu de 33,33 pour 100, quantité théorique; il pouvait donc être considéré comme pur.

La méthode de MM. ArTHauD et BUTTE nous a paru la plus simple et la plus rapide en même temps que très précise.

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