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La méthode de Foxker (1) est basée sur l’insolubilité de l’urate d'ammoniaque :
À 200 cent. cubes d'urine on ajoute 10 cent. cubes d’une solution concentrée de carbonate de soude pour la rendre fortement alcaline, puis, au bout d’une demi-heure, 20 cent. cubes d’une solution concentrée de chlorhydrate d'ammoniaque. Après quarante-huit heures, on recueille le précipité sur un filtre taré, on lave deux ou trois fois à l’eau distillée et on remplit ensuite le filtre d'acide chlorhydrique au dixième. On repasse l'acide sur le filtre jusqu à décomposition complète de l’urate d'ammoniaque. On laisse reposer à part pendant six heures l’acide du lavage, on filtre de nouveau pour recueillir l’acide urique précipité. On lave à Peau d’abord, puis à l'alcool qui ne dissout pas l'acide urique. On sèche à 120 degrés et on pèse. Il faut ajouter au poids obtenu 0 gr. 03 pour la perte due aux lavages.
Les résultats sont sans doute plus exacts que ceux de la méthode par simple précipitation, méthode quenous indiquons plus loin, mais cependant les lavages nombreux sont encore ici une cause d'erreur, l’urate d’ammoniaque n’étant pas complètement insoluble, On trouve en effet que les eaux de lavage précipitent encore par le nitrate d'argent ammoniacal. En outre, ce procédé est assez long; il faut trois jours pour avoir le résultat d’un dosage, d’où la difficulté d’en faire un procédé à utiliser en clinique.
La méthode de SALKowSsKkI (?) repose sur l’insolubilité des urates doubles argento-métalliques. On précipite à l’état d’urate d'argent et de magnésie, Pour cela, on additionne l'urine d’une solution ammoniacale de sulfate de magnésie dans la proportion de 50 centimètres cubes de solution ma-
(1) Fokker, Pfluger's Archiv., X, p. 153, 1875. — Bulletin de la Soc.chim. de Paris, XXV, p. 475, 1876.
(2) Salkowski, Virchow’s Archiv., LXVIII, 1876.
Non gnésienne pour 250 cent. cubes d'urine. On filtre de suite pour séparer le phosphate ammoniaco-magnésien, on recueille 240 cent. cubes du liquide filtré, ce qui représente 200 cent. cubes d’urine, on y verse une solution de nitrate d'argent à 3 pour 100 ; il se forme un précipité gélatineux d’urate double d'argent et de magnésie. Le liquide clair qui surnage doit donner avec l'acide nitrique un précipité de chlorure d'argent, si on a ajouté suffisamment de solution argentique.
On filtre aussitôt à travers un filtre à plis, en bon papier, de 1? centimètres de diamètre. Le précipité est rassemblé, lavé plusieurs fois avec de l’eau. Le liquide qui passe ne doit plus se troubler par l'acide nitrique (absence de chlorure d’argent). Une heure de lavage suffit, d’après l’auteur.
Finalement, l’urate double est projeté à l’aide de la pissette, à travers le filtre que l’on à percé, dans un ballon à long col de 200 cent. cubes, où on le décompose par un courant d'hydrogène sulfuré à chaud, en ayant le soin d’agiter fréquemment le liquide.
On chauffe enfin jusqu’à l’ébullition pour se débarrasser de Pexcès d'hydrogène sulfuré ; on filtre alors, on lave plusieurs fois, et on concentre au bain-marie les liquides de la filtration et des lavages. On les acidule par de lacide chlorhydrique en petite quantité.
Après vingt-quatre heures, on recueille les cristaux d'acide urique qui se sont déposés, sur un filtre taré, on les lave à l'eau, puis à l’alcool et à l’éther. On doit ajouter au poids trouvé 0 mmgr. 048 pour chaque cent. cube d’eau de lavage employé.
Si nous avons décrit cette méthode en entier, c’est pour montrer combien elle est longue, et combien sont nombreuses les causes d'erreurs qui peuvent fausser les résultats.
D'après les recherches de BaFrALOWSKI (1), SALKOWSKI reconnaît lui-même qu'une partie de l'acide urique est perdue dans le lavage de l'urate d'argent. De plus, l’eau ammoniacale et l'urine, grâce aux sels de chaux et de magnésie, aug mentent ces pertes par dissolution.
Nous devons faire remarquer que la filtration du précipité gélatineux d’urate d'argent est fort longue, ainsi que la décomposition par l'hydrogène sulfuré.
La méthode de SALKOWSKI est un procédé de laboratoire, et son emploi est presque abandonné depuis les modifications avantageuses que lui à fait subir Lupwic. |
Le procédé de LüDpwiG (?) repose sur le principe suivant :
Si l’on ajoute à une solution étendue d’un urate alcalin un mélange d’une mixture ammoniaco-magnésienne et d’une dissolution de nitrate d'argent ammoniacal, il se produit un urate double d'argent et de magnésie.
En traitant le précipité par du sulfure de potassium, il repasse en solution un urate alcalin, et par évaporation de cette dissolution on obtient, après addition d’acide chlorhydrique, l'acide urique cristallisé. |
C’est, comme on le voit, le principe de la méthode SALKOWSKI. LupwiG ne fait qu'ajouter en même temps la solution ammoniaco-magnésienne et la solution argentique, afin d'éviter la formation d’un précipité trop gélatineux. Enfin, la décomposition par le sulfure de potassium est plus facile que celle par l'hydrogène sulfuré.
Voici la composition des trois liqueurs nécessaires pour ce dosage :
1° Liqueur argentique. — ?6 grammes de nitrate d'argent
(1) Baftalowski, Jahr. bericht d. Thier-Chemie, XVIIL, p. 128, 1888. (2) Ludwig, Wien. med. Jahrb., 1884, p. 597.— Revue de Hayem, XXVII, 1886, p. 438.
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