‹ De l'action du Marasmius Oreades Fr. sur la végétationChapitre 3 sur 5 · SÉANCE DU 28 JANVIER · texte numérisé non relu

SÉANCE DU 28 JANVIER

1 p. 100 dans la zone IV (p), alors qu’il en existe une quantité constante de 21 p. 100 dans les zones I, IV (s) et V, à une même époque humide, succédant à des pluies assez fréquentes. Le sol se dessèche donc notablement là où le mycélium est le plus abondant, et on ne comprend pas comment celui-ci pourrait céder aux radicelles 1 eau qu il absorbe si énergiquement.

Je me demande si on ne pourrait pas trouver la raison d’être des cercles mycéliens dans une nutrition plus riche en azote, résultant de l’action même des hyphes du Marasmius sur l’humus ; s’il en est ainsi, on doit trouver à l’analyse des feuilles d’une espèce donnée une proportion plus grande d azote dans la région IV; or il en est bien ainsi : 100 gr. de feuilles fraîches de Plantain contiennent 0 gr. 40 d’azote total dans la zone V et 0 gr. G0 dans la zone IV. Nous avons indiqué les raisons qui nous ont fait rejeter l’explication totale de ce fait par une fumure provenant de la décomposition des chapeaux ou même du mycélium souterrain; quelle est alors 1 origine de cet azote?

A la suite des travaux de Frank, on a admis que dans les mycorhizes ectotrophes les Champignons céderaient aux [liantes les sels minéraux ainsi que les aliments organiques azotés renfermés dans l’humus, en échange de matériaux hydrocarbonés donnés par la plante; et nous nous trouvons ici en présence d’une association de cette nature. Les radicelles des différentes plantes sont étroitement entourées dans la région IV par des filaments mycéliens du Marasmius, sans d’ailleurs que les poils absorbants de la plante disparaissent; mais est-il bien nécessaire de faire intervenir un passage de certaines substances du Champignon dans les racines des Phanérogames?

Pour répondre à cette question, j’ai procédé à l’analyse du sol correspondant aux différentes régions des ronds de lées, en ce qui concerne les matières azotées. Je n’ai pu mettre en évidence aucune trace d’azote nitrique; mais les quantités d’azote ammoniacal sont très variables; i’ai d’abord dosé l’ammoniaque

des

celle qui est retenue par la terre; les résultats ont été les sui¬

vants.

Quantités terre sèche :

MOLLIARD,

Zones

Ammoniaque entraînée Ammoniaque retenue Ammoniaque

par 1 eau p ar j a terre totale

IV (s) IV (p)

11 y donc une augmentation notable d’ammoniaque dans les

et TV; les radicelles des Phanérogames arrivant jus-

zones III

qu à la zone mycélienne profonde IV (p), on conçoit que cette augmentation soit suffisante pour déterminer une végétation plus active des plantes qui ont à la surface une zone de terre

Co

__ J-|/J W.JCU OUII 111 cXA 1111 11 III

lans les régions où le mycélium est le plus jeune (zone IV) j’arive à admettre que ce mycélium agit directement sur l’humus pu constitue son milieu nutritif; parmi les substances transformées se trouvent les matières azotées qui donnent naissance a des sels ammoniacaux; une partie de ces derniers serait utilisée par la végétation phanérogamique. J’ajouterai que, dans les pelouses où j ai fait mes observations, il était facile de constater qu autour de bouses de vaches il s’établissait une couronne à égétation tout à fait comparable à celle de la zone IV des Honds le Sorcières, mais beaucoup plus étroite; même aspect phologique des plantes, même augmentation de l’ammoniaque lans le sol sous-jacent, sans qu’on puisse reconnaître l’existence 1 un mycélium comparable à celui du Marasmius.

La teneur en eau plus grande, présentée par les feuilles des plantes comprises dans les couronnes intérieure et extérieure •les Honds de Fées ou par les feuilles des plantes qui sont à la

mor-

organiques

présence

ii ^ • i

une quantité plus considérable de sels ammoniacaux; il en est

meme des caractères anatomiques qui sont assez différents

<Je

Qu

en ce qui concerne ce dernier point, de représenter la coupe du limbe de Plantain, correspondant aux zones IV et V (fig. 2). L augmentation de l’épaisseur du limbe et le dédoublement de 1 assise palissadique peuvent encore s’expliquer par une absorp- 10n plus considérable de substances azotées, sans qu’elle résulte u une augmentation de la teneur en hydrates de carbone; en

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