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Considérations thérapeutiques
Des recherches ultérieures sont nécessaires pour préciser les modalités d’action de l’opothérapie thymique, mais nous jugeons utile d'envisager dès maintenant quelques possibilités de son emploi dans les buts thérapeutiques.
L’extrait du thymus, qui à été employé dans le service de M. Lereboullet et avec lequel ont été obtenus certains résultats positifs, est préparé par le laboratoire Carriou sous le nom de l’extrait perthymique ou du perextrait du Thymus Carriou.
L’obligeance de la part de M. le D’ Krafft et de la direction du laboratoire Carriou nous permet de donner ici les grandes lignes de préparation de cet extrait.
On utilise des thymus de veau parfaitement frais. A l’aide d’appareils appropriés, on réduit rapidement les organes en pulpe fine et l’on ajoute, en agitant, la quantité d’alcool telle que se réalise un titre alcoolique voisin de 65 %. En procédant ainsi on a pour but, comme dans la préparation de l’Insuline, de précipiter les matières protéiques tout en enrayant, tandis que s'opère la diffusion des substances solubles dans le milieu, les décompositions diastasiques susceptibles d’altérer celles-c1. On laisse macérer pendant 48 heures en agitant. Ensuite on filtre. On concentre le filtrat dans le vide, à froid, jusqu’à le réduire au cinquième du poids d’organes dont on est parti. On ajoute 4,5 % de NaCI. On chauffe à 100° et on filtre à cette même température. On ajoute au filtrat un volume d’eau distillée te] que 2 ce. de la solution finalement obtenue corresponde à un gramme d’organes.
Il est prématuré de fixer la posologie de l’extrait per-
La thymique. Dans les cas, que nous rapportons, il était
y employé à la dose quotidienne de 2 ce. par jour. On peut, ee. d’ailleurs, varier la dose assez largement, car l'extrait ; ï : perthymique ne paraît pas être toxique ; du moins, on a 4 pas pu constater aucune manifestation morbide au cours + 2 de son administration quotidienne pendant des semaines. $ “.. Quant aux indications thérapeutiques, il est peut-être s trop tôt de les poser d’une façon plus ou moins ferme, ME Nous pensons qu’il découle de nos observations l’avantage | 6 4e de l’emploi de l’extrait perthymique dans les états qui L 40 s’accompagnent du retard de développement des organes x É génitaux, et, particulièrement, dans la cryptorchidie. d > Nous conseillerons donc dans pareils états de l’essayer £- Ë. soit seul, soit comme un des components de la médica- X a tion polyglandulaire. | 1 ‘its ei M. :
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