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ment de l'organisme, parce qu’il contient le matériel alimentaire indispensable à la croissance des “cellules, et on trouve en lui des substances nucléiniques, riches en
phosphore, qui entrent en composition des noyaux cellu-
laires et servent à la production d'énergie. Cliniquement cette action du tissu embryonnaire sur fa croissance et la puberté peut être rapprochée de celle de
certaines tumeurs à tissu embryonnaire sur l’évolution. de l’appareil génital. On sait en effet le rôle de certaines
tumeurs tératoides de l’ovaire, du testicule, du rein et surtout de certaines tumeurs de la cortico-scorrénale dans le développement du virilisme et de l’hirsutisme.
De plus, comme le signale M. P. Lereboullet dans son rapport sur les syndromes épiphysaires au 2° congrès de l'Association des pédiatres, l’action des tumeurs de l’épiphyse sur la maturation sexuelle peut s'expliquer de cette manière.
Askanazi, comme le rappelle le rapport de P. Lereboullet, s’est demandé si l’action des maladies de l’épiphyse sur la croissance ne devait pas être cherchée dans les fonctions du tissu de la tumeur du tératome. Il se base sur la grande fréquence des tératomes (10 cas sur 11 dans sa statistique) pour soutenir que c’est aux tissus du tératome qu’est due la macrogénitosomie, Il admet qu’un ou plusieurs tissus embryonnaires déterminés, trouvés dans une tumeur, peuvent suffir à déclencher la réaction de l’appareil sexuel, et il s'appuie, non sans quelque apparence de raison, sur les faits de tumeurs du poumon, des reins (hypernéphrome), des capsules surrenales exerçant également une action sur la croissance et la puberté. Comme le dit Askanazi, on n’a pas le droit de négliger ici la nature de la tumeur, puisqu'il s’agit pres-
que toujours de tumeurs de la catégorie des tératomes embryonnaires, dont le tissu exerce physiologiquement et pathologiquement une réaction sur le reste de l’organisgme. L'avenir dira sans doute, assez vite, la part de vérité qu’il y a dans cette théorie.
L'action de l’opothérapie embryonnaire est justiciable d'une semblable interprétation et le tissu thymique apparaît peut-être à ce titre dans les faits que nous envisageons.
Le thymus est un des tissus les plus riches en nucléoprotéides. La théorie de Dustin et de Pighini en fait méême l'organe de réserve nucléiniques, et lui attribue des fonctions importantes, quasi régulatrices, dans le métabolisme des nucléoprotéides. Plus, pour Winivarter de l’action du thymus sur le métabolisme nucléinique dépendrait son influence sur le métabolisme du calcium, et s’expliqueraient les troubles de croissance squelettique à la suite de la thymectomie.
L’extrait perthymique agirait donc sur les échanges et sur le développement de l’appareil génital, parce quil serait riche en substances morphogénétiques.
Quelle que soit l’hypothèse que l’on voudra admettre pour comprendre le mode d’action de l'extrait du thymus sur la croissance de l’appareil génital, un fait indubitable se dégage des observations que nous publions : l’opothérapie thymique en forme de l'extrait perthymique, s’est affirmée efficace dans trois cas de crytorchidie pour amener la descente des testicules, leur développement, et en même temps la croissance des autres parties visibles de l’appareil génital mâle.