M. FARADAY
Membre de lu Société Boyale de Londres, associé étranger de l'Académie des Sciences de Paris, etc., etc., etc.
MOi\SIEUU ,
Je vous devais déjà beaucoup. Voire letlre affeclueuse augmente encore, si cela est possible, ma reconnaissance envers voire illustre personne. « .le pense souvent à vos Irôs-intéressanles expériences sur le soufre, » me faites vous l'honneur de me dire. L'un de mes vœux les plus cliers est que ces expériences, de même que mes autres travaux de physique moléculaire, ne vous soient pas entièrement inutiles pour l'exposition ultérieure de vos grandes et profondes idées. En attendant, veuillez accepter l'hommage de ce faible essai sur l'adhésion. Puisse ma première tentative de généralisai ion scientifique ne pas vous paraître trop indigne de vous! Je n'ose ajouter que j'attache le plus grand prix ù votre suffrage : qui ne sait qu'on l'ambitionne dans le monde entier? Mais bien heureux d'avoir ému votre cœur, je répète avec vous : « Whalever becomes of the war witli Russia, may » the union of France and England long remain as one of ils best Il fruits. I)
Ch. BUAMK.
Tours, le 2 décembre 185a.