‹ De l'administration de Louis XIV, 1664-1672Chapitre 31 sur 38 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Le bien et le mal .exposés, Toeuvre de Louis XIV et de ses miaistres reste grande et glorieuse. Le mal leur avait été, en grande partie, légué par le passé*, le bien leur appartient. Que l'on compare la situation de la France en 1661 et en 1673 , et Ton sera frappé du contraste. A la mort de Mazarin, les finances étaient dans un effroyable désordre ; le commerce et Tinduslrie languissaient ^ la marine se réduisait à quelques vaisseaux ^ les lois étaient confuses et mal exécutées ^ l'armée , illustrée par de glorieux exploits et par le génie de quelques grands capitaines, manquait de discipline, et dépendait plus des généraux que du Roi; les lettres et les arts, après quelques productions brillantes et vigoureuses , tombaient dans ce genre faux et maniéré qui marque le déclin du goût et l'épuisement des esprits; des discussions thèologiques déchiraient l'Église. Dix ans se sont à peine écoulés , et tout est changé, régénéré. Les finances sont dans un état de prospérité que la France n'a atteint à aucune autre époque -, nos vaisseaux couvrent les mers et portent avec une glorieuse fierté le pavillon de la France -, de riches et vastes colonies ouvrent un débouché au commerce et à

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