‹ De l'éducation de l'hommeChapitre 2 sur 28 · PREFACE · texte numérisé non relu

PREFACE

Au moment où nous|iHons publier ce Traité, un orgdne important du parti conservateur signale l'auteur comme un fanatique ignorant et que l'on peut à peine distinguer des plus grossiers ennemis de la civilisation. Nous avons répondu (1) à ces violences diffamatoires, dont le motif réel, quoique soigneusement dissimule, n'était que trop facile à pénétrer. L'ouvrage de M. Tabbé Martinet y répondra mieux encore.

Les lecteurs s'étonneront qu'on ait osé appeler rindignation des honnêtes gens sur l'homme de bien qui a fait un pareil livre. Sans même consulter ses autres ouvrages, ils seront convaincus queiput ce qui est sorti d'une telle plume est plein de lumière et de vertu.

Ils ne se tromperont pas. M. Pabbé Martinet a beaucoup écrit. Ses livres, inspirés par un zèle ardent pour la religion et pour l'ordre social, ne contiennent pas une page qui puisse servir de prétexte aux indignes accusations dont on aurait voulu Tatteindre. Prêtre avant tout, il n'a pas cherché la gloire de l'esprit : il a dé-

(1) Univers, â et 3 avril 1851.

siré servir Dieu et les hommes , et ses travaux ont été, dans sa pensée, moins des œuvres littéraires que des œuvres de foi. Cachant son nom lorsque ses ouvrages obtenaient les suffrages les plus flatteurs, il restait inconnu de ceux-mémes qui le louaient. Ce ne fut qu'après de longues sollicitations qu'il consentit à signer ces pages applaudies, auxquelles son caractère pouvait donner plus d^autorité.

On lui doit : Solutitm de grands problèmes mise à la portée de tous les esprits, 4 vol. in-8® ; La Science de la vie, 2 vol. in-8<>; L'Emmanueh ouRemèdeà iousnos maux, 1 vol. in-i2 ; Le Réveil du peuple, 1vol. in-18; V Arche du peuple^ 2vol. in-12, et plusieurs autres opuscules dont la fortune^ conforme à ses désirs, a été plus grande auprès des lecteurs qu'auprès de la renommée.

Dans tous ces ouvrages, divers de forme et de ton, identiques quant à la pensée et au but, M. Tabbé Martinet s'est proposé de rendre évidente et palpable la vérité sociale de TÈvangile. Le salut de Thomme et le salut de la société par l'Église catholique ; hors de cette Église point de salut pour l'homme ni pour la société : tel est le thème unique qu il développe avec des ressources inépuisables de logique et d'érudition. Connaissant à fond tous les sophismes et tous les systèmes de l'erreur religieuse et politique, il les combat d'une main exercée et sûre. Doué à un degré rare de la faculté de saisir la pensée de ses adversaires à travers tous

Page 1