‹ De l'éducation de l'hommeChapitre 3 sur 28 · PRÉFACE. III · texte numérisé non relu

PRÉFACE. III

les mensonges de l'expression, sobre parce qu^il est dair^ original et animé parce qu'il dit juste, il donne à ces hautes polémiques tout le piquant d^une conversation familière, et il rend Paceès de la vérité si facile que tous les esprits peuvent y arriver.

A notre prière, M. l'abbé Martinet a bien voulu résumer en quelque sorte tous ses précédents ouvrages dans le volume que nous offrons au publie^ En traitant de Téducation de rhomme, il a traité nécessairement de l'éducation et de rédtfication des sociétés, et il a fait voir combien s^applique à nôtre temps ce qui fut et ce qui sera la vérité de tous les temps.

La question yitale de l'éducation publique a récemment donné lieu en France à do graitds débals. Elle y a subi le sort de tout ce qui tombe sous le feu des discussions parlementaires. Au lieu de s'élever à sa hauteur, la plupart des orateurs et des publicistes Tout rabaissée au niveau des préventions , des préjugés , de l'irrémédiable ignorance de la foule. EIUî est devenue une question de parti entre des partis qui ne la comprenaient point etqui ne pouvaient point la comprendre.

Il n'a été parlé que de l'éducation de la jeunesse; mais l'éducation de la jeunesse n'est qu'une partie de l'éducation de l'homme. Ce que Ton traitait comme une question de parti, c'était l'affaire sociale par excellence. En s'occupant des droits réels ou prétendus de trois ou quatre compétiteurs : religion, philosophie,

jv BIBLIOTHÈQUE NOUVELLE.

gouvernement, famille» on a passé sous silence les droits tle Celui à qui seul il appartient d'élever rhomme et de fixer la part de chacun dans cette œuvre des œuvres. A force de paroles vides et trompem^f les enfants des hommes ont amoindri la plus puissante des vérités (1).

M. Tabbé Martinets voulu relever la question, la replacer à son véritable point de vue, qui embrasse tout Thorizon de la pensée bu*niaine. Pour être court et intelligible, il a pris à tâche de ne s'appuyer que sur les données du ]x>u sens, de Texpérience et de Phisloire. Il ne demande au lecteur aucun acte de foi, et chacun peut vérifier par soi-même leç autorités qi^il invoque. Les questions obscures sont des questions déplacées : remises dans leur vrai jour, elles se simplifient et s^éclairent. Celle de Téducation de rhomnie étant dans Tordre moral ce que le soleil est dans Tordre physique, comme lui elle est à la fois ce qu'il y a de plus élevé et de plus accessible au regard.

(1) Psaume XI, 2, 3.

Lotis VEIJILLOT.

BIBIIOTIÈSUE NOUVEllK.

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DE L'ËDUGATION

DE

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