UN ENNEMI
» Vous avez beau faire, disait encore M.Thiers, pour être maître d'école, il faut une humilité^ une abnégation dont un laïc est rarement capable; il faut le prêtre, le religieux : l'esprit, le dévouement laïc n'y iuffit pas. J'ai souvent habité la campagne et visité les villages voisina; et selon ma coutume je tâchais de m'y instruire et de faire \in<i enquête sur toutes les choses qui pouvaient m'intéresser. Je tâchais d*y voir et d'entretenir, tour à tour, le curé , le maire, le maître d'école, les fermiers, les ouvriers. Eh bien ! je trouvais là un curé : sa position est à peu près la même que celle du maître d^école^ guère plus riche: position, c'est le moins qu'on puisse dire, très modeste et très aimndonnée, — Eh bien ! malijré tout cela, je 7ie le trouvais pas mécontent^ je le trouvais résigné ^ paisible; il me recevait sans tristesse et causait gaimcni
avec moi. Quant au maUre d'école^ toujours je l'ai trouvé mécontent : son visage , ses paroles^ tout était triste et presqueirrité. — Et la raison de tout cela y c'est que le prêtre se résigne,- il a son ministère , sa messe , ses livres, quelques amis ; le mattre d^ école n*a rien. » [De V Éducation^ par Mgr Dupanioup, évêquc d*OrléaDS, touL I", p. 343 et suiv), »
rrN.