‹ De l'affaiblissement des idées et des études moralesChapitre 23 sur 34 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

Cioqaième cause : le fractionnement et la mobilité ^^ la Tribune.

Le rôle que joue la tribune officielle, comme organe de la pensée politique, est étranger à ces considérations. Mais Ta pensée morale d'un pays est à tel point engagée dans sa pensée sociale, et la Tribune où se

' manifeste chaque jour la parole de ses élus, exerce sur les idées et les sentiments de tous une action si légi-

. time, que nous ne saurions la passer sous silence» ni faire trop grande la part de sa responsabilité, qui est celle de la gloire.

Dans ses rapports avec les idées morales du pays, la Tribune offre communément, aux époques de transition, deux caractères également fâcheux : celui d'un fractionnement profond et celui d'une mobilité extrême. Cela ne saurait nous surprendre. La Tribune est la parole du pays. Quand le pays est fractionné, il est impossible que la Tribune ne le soit pas également. 11 n'y a donc rien d'irrégulier dans cette situation. Elle est, au contraire, à tel point normale qu'elle est inévitable, qu'elle est forcée; mais elle n'en est pas moins fâcheuse pour l'ordre des idées morales. C'est pour nous, non pas une raison do plus pour parler <Ie

la Tribune avec autant de franchise (|u'elle en met ellemême à parler de tout, cela ne serait pas dans les limites de la convenance, mais à ne pas rester en deçà de ces limites. A la franchise doit toujours se joindre la réserve, sans laquelle la franchise n'est plus la justice humaine. En effet, la franchise absolue est de justice et de condition divine, et nul n'a droit d'en user, si ce n'est celui qui ne peut en abuser. La Tribune est d'ailleurs une puissance, et Ton est trop tenté de juger les puissances avec rigueur pour qu'il ne soit ' pas sage de se déCer de soi quand on se propose de bien apprécier celle de toutes qui semble vivre du droit de tout dire. Dans les temps ordinaires, on peut aisément y mettre quelque sévérité; alors les ^circonstances permettent ce qu'exigent les principes, c'est-àdire que le point de vue moral domine la parole politique; alors point de nécessités qui forcent la transaction; point de concessions excusables par l'urgence. Dans ces heureuses conditions, nulle raison n'est obligée de céder, nulle conscience de fléchir sous la loi d'un parti, sous le vœu d'une majorité, au nom de l'ordre, du salut public, de je ne sais quelles considérations plus ou moins graves. Chacun est libre, au contraire, de lever sa bannière, et, dût-il l'arborer tout seul, si c'est au nom d'un principe vrai, d'une idée patriotique, d'une simple règle du bien, il remplit un grand devoir. Les situations normales, loin de s'alarmer du fractionnement, le considèrent comme une chose d'autant plus légitime qu'il entretient un débat plus complet et assure un progrès moins interrompu. Mais on ne saurait être ni aussi tolérant, ni aussi exigeant aux époques de crise, qui sont des époques de transactions et de ménagements^ au milieu desquels la

dhtsion ait un mtl politique et un mil morah En êtkHf c'est un décbii*einetit qui iépare eficore ce qui est déjA partagé, et qui, dans son abefration dernière Jette aux tenta ce qui est en lambeaux» S'il ne divinatt les esprits que iftur les questions politiques, son influence serait fâcheuse assurément; mais elle serait transitoire, comme tout ce qui tient aux lois et aux Institutions de rhomme. Mais le fraotionnement politique divise aussi les esprits sur les questions morales, et là son influence est d'autant plus désastreuse qu'elle porte sur des loii plus saintes, sur ces lois éternelles du bien et de l'hom néte, qui ressaisissent si difficilement leur empire sur les mœurs lorsqu'un peuple a pris l'habitude de s'en passer. Or, en empêchant les doctrines sociales de «asseoir, la division des esprits sur les questions poli* tiques entretient l'ébranlement de toutes les idées mo« raies qui sont engagées dans ces questions : et queUes sont celles qui sont en dehors? Aussi ne se conçoit-'il tien de plus désastreux que la voix du législateur qui jette le scepticisme dans l'intelligence, et celle de l'homme d'État, qui maintient le fanatisme dans les tueurs, qui alimente les défiances et les antipathies, qui exeite le trouble et perpétue l'incertitude.

Et il n'est pas une question un peu générale, un peu sérieuse, il n'est pas même de question de police ou de fonds secrets qui ne mette en présence les opi-^ nions de tous lès partis, et jusqu'aux principes des plus grandes doctrines, ceux de la loi naturelle, -de là loi religieuse, de la loi politique. Ni dans ces principes, ni dans leurs conséquences, il n'est rien qui ne soit successivement affirmé et nié par les voix les plus puissantes; et sur toutes les questions majeures, suk* toutes les questions politiques, sur toutes les questions

morales qui sé présentent périodiquement dans chaque iiesiîoii^ la guelfe des systàmes reocmmenoe sans eesse à la Tribqne et redevient la guerre des passions dlins les régions où elle exerce son empire. Or, la guerre des passions est le plus grand péril des idées affaiblies, eomme le sont toutes celles qui président à nos mœurSé

Encore s'il n'y avait que le fractionnement, que la multiplicité des systèmes et la guerre des passions, le mal n'atteindrait pas nécessairement les convictions. Le fractionnement est compatible avec la sincérité de tous. Il peut nattre de la fermeté des principes et du dévouement au drapeau, comme il peut naître de l'in* stabilité des consciences et des calculs de régoïsme. C'est un déchirement, sans doute, mais il comporte toutes les idées d'honneur et de probité. Il n'en est pas ainsi d'un flait secondaire et plus^ grave peut-être qui l'accompagne aux époques de transition, c'est l'ex-* tréme mobilité des doctrines, c'est la fréquente désertion de la bannière, c'est toute cette fluctuation des esprits qui, sans doute, est sincère aussi, qiais <|Ui ré«> vêle néanmoins une absence si générale de convictions profondes, qu'elle semble révéler aussi dans les conversions une absence générale de la seule chose qui fasse le mérite de l'amendement, la bonne foi qui lutte sincèrement et avec courage avant de rendre les armes.

Or, au fractionnement des opinions s'ajoute parmi nous, comme dans toutes les situations transitoires, ce fait secondaire, plus désastreux encore pour les nations que le fractionnement lui-même, cette extrême mobilité qui est ui\e aberration extrême du devoir social. Ou'est-ellet

Le principe de la mobilité politique, comme celui

de la mobilité morale ou physique, c'est la faculté du mouvement. Le mouvemeot, c'est la vie. La vie, c'est le progrès. Le progrès, c'est un pas qui se pose, mais qui ne s'arrête jamais. La mobilité i l'état de faculté est donc un principe de mouvement, de vie et de progrès. Mais à l'état d'habitude, la mobilité de l'esprit est l'absence d'idées nettes et de convictions fortes; c'est l'absence d'une raison mûre et d'un empire régulier. La condition d'un homme abandonné à cette mobilité, c'est la condition du navire privé de son ancre et de sa boussole, livré aux flots, battu par la tempête, allant à tout hasard. Avoir cette mobilité dans l'esprit, c'est ce qu'une voix sacrée appelle aller à tout vent de doctrine. Dans la vie privée, c'est un malheur pour la famille; dans la vie publique, une calamité pour l'État. C'en est une surtout pour les mœurs, à cause des sources d'où natt le mal.

En politique, la mobilité a deux sources. Elle vient de la puissance qu'on accorde aux intérêts privés ou de l'impuissance qu'on attribue aux principes généraux.

La première de ces conditions touche de si près à tous les genres de concession et d'aliénation, que l'opinion publique, dans ses rigueurs, et le langage des partis, dans sa violence, la confondent toujours avec la vénalité.

La seconde est si voisine de l'infidélité au drapeau, qu'aux époques de crise elle est toujours qualifiée d'apostasie.

Le moraliste lui-même voit à peine la ligne qui, dans ces accusations, sépare l'erreur de la vérité; et le peuple s'y trompe d'ordinaire de la manière la plus fâcheuse, pour luiy dont les idées se brouillent; pour les autres, dont la renommée se perd.

Dans les temps ordinaires, la pureté des notions met à l'abri de ces erreurs si affligeantes pour l'humanité^ si désastreuses quand elles compromettent à la fois ceux qui donnent l'exemple et ceux qui ont coutume de le prendre ; le scandale est rare à ces époques ; mais ces époques sont rares elles-mêmes.

Dans les temps de transition, au contraire, la force des choses amène des erreurs qui sont d'autant plus déplorables que l'injustice des partis les grossit davantage. Elle en suppose, de plus, qui ne sont pas réelles. Elle crée des trahisons où sa justice verrait des conversions. A ces époques, il n'est pas de conversions honorées. 11 peut y en avoir de respectables, mais personne n'honore les convertis. Les partis qui les gagnent sont lents à les estimer; les partis qui les perdent ne les regrettent jamais. Pour eux, toute position changée, si bien motivé que soit le changement, est un calcul remplaçant un autre calcul; pour la renommée publique, gouvernée par leurs organes, la raison d'une conversion est toujours une ambition qui cherche la faveur ou une corruption qu'a trouvée la faiblesse.

L'opinion, juste quelquefois et toujours avide de révélations, est souvent prête à se détromper et à recevoir la vérité, mais elle est toujours charmée de suppléer elle-même au silence de ceux qui ne peuvent oii de ceux qui ne veulent parler, et de se créer des explications qui soient de son goût. Aussi la mobilité des esprits, leurs conversions et leurs raisons, l'ambition et la corruption, sont les sources les plus abondantes de ses commentaires. C'est là ce qu'elle appelle son droit public au petit pied, et ce droit de contrôle et de critique, elle Texerce sur la plus vaste échelle. Elle s'y livre avec tout l'éclat du génie le plus fécond, et toute

pour tousi une des causes qui entretiennent le plus raflaiblissement des idées morales.

Voilà le mal que nous fait l'ambition.

La corruption prête encore plus aux soupçons que l'ambition. L'ambilion peut se montrer au grand jour; Quand elle est légitime, elle est une confiance noble et fière qui accompagne des qualités séduisantes par leur grandeur. Quand elle n'est qu'habile, elle doit prendre des allures moins hautes, mais elle peut se montrer encore. L'une et l'autre peuvent dégénérer au point d'affliger des plus grands maux ceux qui les entretiennent et ceux qu'elles entreprennent de conduire, mais du moins leur origine est avouable en principe. La corruption, au contraire, n'est avouable ni dans ses principes, ni dans ses jeux. Elle est non-seulement I4 défiance de soi, elle est le mépris des autres. Elle est le mépris des consciences et le mépris des nations. Elle est un vice à tel point honteux, qu'elle est réduite à se voiler sous toutes les formes, et qu'il n'en est aucune qu'elle n'imagine pour cacher sa confusion à elle et aux autres.

On voit combien un tel vice prête aux imaginations excitées par tout ce qui s'est passé, par tout ce qui se passe encore.

Le temps est lui-même le complice d'un dé^rdre que sans cesse il affecte de combattre comme la plus grande des immoralités, et qui sans cesse lui rend la ps^reille en l'accusant de ne savoir se passer de cette immoralité, la plus grande de toutes. Le temps et la corruption ont raison pour tout le mal qu'ils disent l'un et l'autre de leur adversaire. En effet, aux époques de bouleversement et d'altération, )a corruption est souvent l'ombre et la compagne, elle est queU

quefois l'amie et l'alliée de l'ambition. L'ambition grande et belle, celle que veulent les événements et que donne la nature, méprise la corruption quand ses dons sont vulgaires. Ce n'est pas un vil or, ce n'est pas de vaines faveurs qu*elle affectionne; ce qu'elle veut, c'est le gouvernement de la pensée^ c'est l'empire de l'intelligence. Elle est l'orgueil du coursier que peut enflammer le seul clairon des combats. Ce qui la séduit, c'est la perspective de la lutte ; les moyens qui tentent ses faiblesses, c'est la magie du talent, c'est le près* tige du génie : livrez-lui ces choses, dirigez contre elle ces assauts, et elle succombera.

Or, c'est là précisément ce que peuvent prodiguer les siècles de crise et de transition. Ils ont des luttes à offrir, ils ont des positions difficiles à confier au génie, au dévouement. Ils sont exercés d'ailleurs à l'art de séduire ; ils possèdent les talents qui savent plaire, et tout le monde croit pouvoir, sans rougir, succomber à des tentations si glorieuses.

Mais toute cette corruption, qu'on poursait appeler la fascination du génie par le génie, et qui est la seule que mon patriotisme daigne admettre parmi nous, n'est pas comprise du vulgaire. Elle n'est pas innocente, par conséquent. Le vulgaire la confond avec celle qu'il conçoit, qu'il admet. Et quand même il apprend quelquefois combien il se trompe, il supi>ose encore que ceux qui savent si bien gagner ce qu'il y a de plus grand dans la nation par tout ce qu'il y a de plus beau xlans la vie, savent aussi gagner ce qu'il y e de plus petit, et par ce qu'il y a de plus vulgaire.

En effet, la mauvaise ambition, celle qui se sert du pavillon de la bonne, ne se contente pas de cette participation aux grandes choses qui suffit aux grandes

kmm* Taot qu'elle est bas, elle s'attache à tout pour s'élever haut» Placée haut, elle s'appuie sur tout pour se maintenir* Incapable de manier les esprits, elle s'en prend aux pessions. Elle a grandi par les petites cho^ ses ; elle recourt, pour demeurer grande, aux moyens 1^ plus grossiers. Elle ne peut commander les suffrages, elle les achète ; elle ne peut supporter la critique, elle la désarme. Cela s'est toujours vu dans les grandes ori« ses des nations. J'accorde que, dans les pays où tout est à jour, la pensée comme la parole, et la parole comme l'acte, toutes ces choses sont devenues de pures chimères, comme tant d'autres excès de l'esprit et taat d'autres aberrations du cœur humain ; mais au milieu d'un peuple ardent, doué d'une grande élasticité d'âme et d'une imagination féconde, la critique prend pour des faits les apparences les plus trompeuses. Or, que d'apparences propres à tromper, même les plus ha*« biles, on a vues se dessiner sur l'horizon politique dans nos temps de transitioni Estnl si étonnant que l'injustioô des partis explique tous les changements de conduite et toutes les modifications de principes par Vambition et la corruption, quand on les voit oecuper une si grande place dans le cœur des uns, dans l'iitfeU Ugence des autres, dans l'histoire de tous les peuides qui ont passé par des épreuves semblables aux nôtres? Êst«^il si étonnant qu'aux yeux du vulgaire ébloui par tant de cutastrophes et aveuglé par tant d'insinuations venues de près eA de loin, toute convemiôn politique soit une trahison morale?

Cependant, si naturelles que soient ces erreurs, eUei sont un danger réel, car non*^seulement la fanatisme de l'écrit de parti y trouve des prêtâtes pour briser chique jour une idole^ mais il s'babit4ie à les briier,

et avec abaque statua qui tomba s'ébranki tout Tordra da fiaotîments et d'idées qui lui avait servi de feada** meut. Aussi n'est*il rien dans la situation qui arrête d'une manière plus désastreuse la rétablissement des idées sociales que le fractionnement des opinions et la mobilité des esprits.

Sans doute à côté du mal est le remède; à côté de la

mobilité et du fractionnement se place, dans la tribune

populaire du pays, un tout autre ordre d'idées } cea

idées d'union et de constance qui ne sont pas précisé*

ment des idées d'immobilité; qui ne sont pas non

plus^ quoiqu'on en dise, des principes de conservatioa,

~-car ce n'est pas de conservation qu'il s'agit en ce mo*^

mant, -— mais qui sont des principes de rétablissement»

Leur action, dont l'influence est incontestable, est

même à tel point puissante, qu'elle est redoutée en po«

litique, et l'on aimerait à conclure de ces émotions

qu'elle est forte en morale. Mais si elle raffermit les in*»

telligences avec d'autant plus de succès qu'aile s'appuie

de p^us d'expérience et part de plus haut ( si son aciion

est incontestable, elle a pourtant peu d'éclat^ aile a

peu de séduction et peu de cette popularité qui s^at^

tache à tout ce qui présenta ïm apparenej^s du progrès

et da la nouveauté* Elle a, sans dnuta, toufa la majesté

du calme; mais elle est paralysée aussi par tonla la

froideur de la réserve. Nous verrons ailleurs ce qu'aUq

doit ôtra» au risque d'une abdication de &it« Ici naus

ne constatons que ce qui est dominant dans la tribune

qui domine le pays. Or, nous sommes diligéa da

le dire, si l'umon et la constance y triomphent paria

supériorité des principes^ avant da vaincre par fat majo«-

rité des auffirages; si ce triomphe, toujours péniMe«-

mant remporté on politique, est toujours êmvi 4'un

triomphe glorieusement assuré en morale, «es triomphes sont lents. Pour que la mobilité et le fractionnement s'effacent de nos idées morales, de plus grandes lumières doivent venir se répandre sur nos théories politiques dans celle des deux tribunes qui mène la na« tion où elle va.

Il est une autre tribune, moins mobile, moins fractionnée que celle qui exerce tant de puissance. Dan« les temps ordinaires, elle a mission de balancer, au bénéfice de tous, le principe de la mobilité et du frac; tionnement. Au princi^ de la mobilité, elle oppose celui de la constance; à celui du fractionnement, celui de l'union. Elle a charge de modérer et d'unir ce qui se sépareà force de s'emporter. Elle a mission de réconcilier, sur un terrain éloigné du volcan, des éléments contraires, sinon hostiles, celui du progrès, qui est la règle de la démocratie, et celui de la résistance, qui est la règle de la monarchie. Mais aux époques de crise et de transition, plus portée vers raffermissement que vers de nouveaux progrès, cette tribune oppose d'ordinaire, i l'excès de la mobilité l'excès de l'immobilité, et aux périls du fractionnement les langueurs de l'accord. Alors elle se prive elle-même et prive le pays de tous les efifets les plus salutaires de l'action qu'elle a mission de remplir auprès de l'opinion morale aussi bien qu'auprès de l'opinion politique.

Or, n'est-ce pas là notre situation ? Les deux tribunes qui sont appelées à régler les idées morales engagées dans les doctrines politiques, et qui dominent, sans le vouloir, la pensée du pays, n'exercent-elles pas une influence trop inégale pour que les doctrines trou« vent un appui suffisant? L'opinion ne prend-elle pas trop largemmt, de l'une, tout ce qui la flatte, ce qui

l'agite, ce qui lui procure les émotions les plus vives que connaisse notre époque, et qui souvent ébranlent en morale beaucoup plus qu'elles n'affermissent? Puis, ne prend-elle pas trop peu, de l'autre, ce qui calme et affermit dans l'ordre des idées morales?

La tribune de tous, la Presse, quel rôle vient-elle jouer dans des circonstances qui lui laissent une sphère d'activité si brillante?

Qu'est-elle pour les idées morales?

— jro —

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