INSTRUMENTATION
Depuis que l'air chaud est utilisé en thérapeutique de nombreux appareils ont été inventés, beaucoup sont très ingénieux ; tous ou presque tous peuvent être avantageusement employés pour l’homme.
Il n’en est pas de même en médecine vétérinaire, la plupart de ces appareils ne peuvent servir pour les animaux. C’est qu'ils sont ou trop coûteux ou trop délicats, et surtout qu'ils ne sont pas transportables, et ne peuvent être utilisés que dans un cabinet où ils sont fixes, ou dans un hôpital. Nous ne nous y arrêterons pas et nous nous contenterons de sionaler deux appareils qui nous ont donné de très bons résultats et qui peuvent être facilement acquis par tous les praticiens :
Ce sont les appareils de Rupalley et du DT Viard.
La maison Rupalley fabrique divers modèles d'appareils permettant d'obtenir des douches d’air à des températures variant de 60 degrés à 400 degrés. Ils se composent essentiellement d'une résistance électrique qui peut être portée au rouge par un courant de 110-120 volts et sur laquelle un ventilateur
projette de l'air qui s’échauffe au contact ‘de la résistance (fig. 1).
RUE PER La oraduation de la température $ obtient par des
Fr. 1. -- Douche d'air chaud médical, type Rupalley. embouts de diamètres variés, qui donnent des Jets d'air plus ou moins fins. Ces appareils ne peuvent être utilisés que st Pon possède un courant, ils sont particulièrement indiqués pour les petits animaux.
L'appareil à air chaud du DT Viard, qui s'appelle Cle Mill» est au contraire portatif et peut être utilisé partout, même à la campagne (fig. 2).
IQ = C'est essentiellement un éolipyle d’une forme particulière, qui sert de source de chaleur et dont la flamme est canalisée par un large tube muni d’une tubulure latérale par laquelle on peut faire arriver un courant d'air.
F1G. 2. — Appareil à air chaud du D" Viard « le Mill ».
La figure ci-contre en donne une idée exacte. La poignée (a a’) forme réservoir d'essence et se remplht au moyen d’un bouchon {c) placé sur le côté.
Pour faire fonctionner lappareil, dévisser le bouchon c et remplir le réservoir avec de l'essence d’automobile.
Revisser le bouchon, adapter le tube-cheminée (4) de sorte que la tubulure {7} servant à l’arrivée de Par froid se trouve à gauche.
Remplir avec de Palcool le vodet inférieur (d), l’enflammer, attendre que le contenu de ce godet soit consommé aux 2/3 avant de desserrer légèrement le robinet-pointeau {b). À ce moment, le gaz
carburé s’enflamme, l’appareil est en marche.
LA NT7 ous TE
C'est un foyer, une source de chaleur où Fair amené par le tube j se chaullera en se mélangeant à la flamme.
‘Suivant l'intensité de celle-ci la vitesse et l’abondance du courant d’air, on obtient des températures variables pouvant aller jusqu'à 800 degrés.
L'intensité de la flamme est réglée par le robinetpointeau, qui sert aussi à éteindre, lorsqu'il est serré à fond.
La tempéraiure supportée par la partie malade est encore en rapport avec le diamètre des orifices de sorüe de l’air, diamèire qui varie avec les embouts ou ajutages qu'on adapte à lextrémité du tube- . cheminée. Les ajutages mterchangeables sont longs, courts, plus ou moins larges, étroits, très fins, donnant alors une douche en jet fihforme.
Cette température varie encore avec la disiance entre l’orifice de sortie de l'air et le point d’applica- Uon à la surface du corps.
Le degré thermique dépend aussi de la durée du contact du courant d’air chauffé avec la région en traitement. En principe, le courant d’air chaud ne doit Jamais être longtemps maintenu au même endroit, pour éviter des brûlures, de la douleur et des réactions vives. La susceptibilité du malade doit être essayée en approchant peu à peu l'appareil de la région traitée.
La source d'air, rattachée par un tube de caoutchouc et un isolant en k, peut être une orosse soufflerie de thermocautère où même un simple soufflet
de cheminée, disposé comme dans la figure 3, qui