PROPRIÉTÉS GÉNÉRALES ET ACTION PHYSIOLOGIOUE DE L'AIR CHAUD
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L'air chaud détermine de la congestion active.
Dès l'application d’un courant d’air chaud, s’il s'agit d'une région dépigmentée, on assiste à son changement de couleur, Elle devient rosée, puis rouge et rouge vif, ce qui indique une circulation capillaire intense, une vaso-dilatation considérable, en un mot, une hyperhémie artérielle ou active très forte.
L'hypervascularisation entraine une suractivité fonctionnelle considérable.
La congestion, en effet, est liée à tous les processus vitaux, physiologiques ou pathologiques.
C’est une réaction de défense : elle augmente la diapédèse et la phagocytose, elle favorise la résorption des exsudats.
L’hyperhémie active la prolifération des cellules, la reproduction des tissus. La diapédèse, l’afflux des olobules blanes, l’hyperleucocytose combattent l'infection, l’arrêtent et entraînent une réparation
rapide des lésions. Par suite de la vaso-dilatation capillaire, la diapédèse des globules blancs est rendue plus facile, leurs mouvements amiboïdes et leur action phagocytaire sont exaltés.
Une expérience classique montre très bien que la chaleur, en produisant de la congestion, combat l'infection : « on inocule avec une culture virulente de streptocoque deux lapins sous la peau de l’oreille, l’une des oreilles inoculée est placée dans un manchon où circule un courant d’eau chaude, l’inoculaton reste sans effets. L'autre n’est soumise à aucun
traitement, l'oreille s’enflamme, se gonfle, linfec-
tion évolue, se généralise et le lapin meurt. Le streptocoque a pu se multiplier et envahir l’organisme tout entier. Dans le premier cas, au contraire, la chaleur à déterminé de la congestion, une diapédèse et une phagocytose intenses. Les leucocytes ont englobé et détruit les éléments infectieux. »
En résumé, un tissu bien irrigué par le sang se défend facilement contre les infections.
On voit toute l’importance qu'il peut y avoir à congestionner une région, et que par conséquent les affections susceptibles d’être combattues par un tel traitement doivent être nombreuses,
L'air chaud est analgésique.
La propriété analgésiante de la chaleur est liée à son action hyperhémiante.
, re # ’ ’ Re D'une façon générale, la chaleur a un effet sédatif, d’où l'emploi des cataplasmes très chauds, des com-
Et ne presses, des affusions d’eau chaude contre les inflam mations douloureuses.
L'air chaud sous forme de douches, comme toute autre source de chaleur calme les douleurs, et cette action semble d'autant plus accusée que la chaleur est plus élevée. Aussi, l’action sédative des douches d'air chaud est-elle plus considérable que celle des autres procédés. La douche agit par sa chaleur plus forte en même temps que par le massage des parties douloureuses, massage léger, non brutal, dont l’importance est considérable. s
Cette analgésie est très facilement appréciable.
Chez les animaux, elle est rapide : après une
réaction due à la surprise, très rapidement les animaux supportent la douche, ne cherchent plus à s’y soustraire, manifestant ainsi le bien-être qu'ils éprouvent, dû à la cessation de la douleur.
- Pour obtenir cette analgésie, 1l faut éviter la trop grande chaleur qui produirait une sensation de brûlure. Pour cela, il faut que le courant d’air ne reste pas longtemps en contact avec le même point, on fait des passages rapides, qui se succèdent au même endroit de nombreuses fois sans brûler. Par des mouvements de va et vient, en approchant et éloionant alternativement l’appareil du point d’application, on peut faire supporter au malade le maximum de chaleur qui produit aussi le maximum d’analgésie.
L'air chaud a certainement une action révulsive. Aoït-il d’une façon spéciale sur les nerfs ? Cela est possible mais difficile à affirmer. Ce qui est certain,
ue est qu'i ffets r rquabl tre la doueest qu'il a des effets remarquables con
leur,
L'air chaud est antiseptique, assèche, désodorise et favorise la cicatrisation.
L'air chaud agit comme antiseptique par sa température el par son oxygène. Son action S’exerce Surtout sur les germes anaérobies, il pénètre mieux que n'importe quel antiseptique dans les recoins, les anfractuosités des plaies. Projeté sur les surfaces suppurantes, 1l en provoque rapidement l’amélioration, 1l les dessèche, les désodorise. Par l’hyperhémie qu'il détermine, 1l active la régénération, la cicatrisation, empêche l'infection de s'étendre, Les modifications produites sont remarquables.
Dans les plaies atones, la vitalité des tissus est accrue, l’activité cellulaire est réveillée et la prolifération des éléments devient active, rapide, ce qui amène la guérison.
L'air chaud peut être employé comme
caustique.
Si lon applique le courant d’air chaud avec persistance au même point, on peut obtenir une véritable brûlure, une cautérisation plus ou moins profonde. Les tissus sont deshydratés, carbonisés, des eschares se produisent.
. Re Sur la peau, l'air chaud ainsi employé amène le
soulèvement de l’épiderme, qui se plisse, se ratatine
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et se détache. En persistant dans l'application, les tissus se durcissent, se parcheminent, se carbonisent, il se produit une eschare dont l’étendue et l’épaisseur sont en rapport avec la durée de application. On peut ainsi stériiser des plaies infectées en carbonisant leur surface, aussi sûrement qu'avec un thermocautère ou un fer rouge. Dans ce mode d’applicaton de Pair chaud, on réalise lhémostase, par exemple celle d’une plaie qui saigne en nappe.