‹ De L'AlbumineChapitre 13 sur 13 · HUE · texte numérisé non relu

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un produit isomérique que Lehmann a appelé peptone et Mialhe albuminose. Ge nouveau corps n’est plus coagulable par la chaleur, ni précipitable par l’acide nitrique. Selon Meissner, ce serait un mélange de trois corps, qu’il nomme parapeplone, mélapeptone et peptone. Ge produit de la digestion de l'albumine paraît présenter quelques différences avec celui des autres matières albuminoïdes : mais comme ce sujet est encore entouré d’une certaine obscurité, on conserve le nom de peptone au produit de transformation par le suc gastrique de l’albumine, de fa caséine, de la fibrine, etc. Selon quelques physiologistes, le gluten, pour être digéré, n’aurait pas besoin d'un suc gastrique aussi acide que l'albumine animale (qui a besoin, pour se dissoudre, de se transformer d'abord en syntonine); ce qui expliquerait, d’après Hoppe Seyler, pourquoi l’albumine est mal supportée dans le cas de maladie de l'estomac. Quant à la caséine, elle renfermerait, d'après le même auteur, une substance phosphorée Gus tement indigeste, la nucléine.

Je dois dire aussi que si le suc gastrique est le dissolvant par excellence des matières albuminoïdes, le suc pancréatique et le suc intestinal jouissent aussi de la même propriété mais à un degré moindre.

C’est donc à l’état de peptone que l’albumine, la caséine, etc., sont rendues assimilables. Grâce à cette transformation elles ont acquis la propriété d’être plus facile-

-ment diffusibles, ce qui a pour effet d'en favoriser l’absorption. On peut le démontrer de la manière suivante : Si, dans l'appareil de Dutrochet, on place d’un côté une dissolution de peptone et de l’autre une dissolution d’al-

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bumine de même densité, le courant se prononce de la peplone vers l’albumine et pour 10 parties de peptone qui passent dans un sens il ne passe dans lautre sens qu'une partie d'albumine. (Funke.)

Une fois l’albumine devenue assimilable, la nutrition des tissus à laquelle elle prend une si grande part comme la manière dont elle se comporte dans l’économie, sont exclusivement du domaine des physiologistes. Je rappellera seulement que pour Brown-Séquard, il ya dans certaines maladies une corrélation constante entre l'augmentation de fibrine et la diminution d’albumine dans le sang, et par conséquent transformation de l’albumine en fibrine ; que pour Becquerel et Rodier, ce qui caractérise la cachexie est une grande diminution d’albumine dans le sang; que Melsens attribue une certaine importance pour la formation des tissus à la propriété que possède l’albumine de se concréter et de se transformer en substance insoluble par l'agitation ; que Goodmann conclut de ses expériences que la fibrine de l’organisme a pour origine l'albumine qui, dans les lymphatiques, se trouve en présence d’une grande quantité d'eau ; que Figuier a remarqué que c’est l'albumine qui, conjointement avec le chlorure de sodium, prévient dans le sang la dissolution des globules sanguins, etc., etc.

On a supposé que les principes résultant de la transformation dans l’économie des matières albuminoïdes sont les acides cholique, choléique, hippurique, urique, la cholestérine, l’urée, etc.

Ce dernier produit de decomposition de l’albumine a seul pu être obtenu hors de l'organisme, et lesexpériences

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de Béchamp confirmées par celles de Ritter ne laissent pas

de doute à cet égard. Il est probable aussi que si nous ne pouvons obtenir les autres corps qui dérivent de l’albumine, c'est que nous ne possédons que des moyens de décomposition trop violents. Mais quel est le rôle des albu-

. mimoïdes au point de vue de la chaleur animale? A ce su-

Jet je ne puis mieux faire que de citer M. Berthelot qui a déjà fait tant de recherches thermiques des plus importantes.-Après avoir constaté que la transformation de l’oxamide en cyanogène el en eau est accompagnée d’une

absorption de chaleur considérable, il ajoute que proba-

blement il en est de même des autres amides. Alors 1l ne

-peut s'empêcher de signaler l'intérêt deces phénomènes

produits dans l'économie animale « où les corps azotés de

l’ordre des amides constituent la plupart des tissus... et.

où les réactions d'hydratation ne sont ni moins .fréquentes ni moins importantes que’les réactions d'oxydation. » “à L’albumine en présence de l’eau ‘et de l'air, au bout d’un temps plus ou moins long, selon la température,

entre en putréfaction. Mais en quoi consiste ce phénomène.

et quelles en sont les causes? La putréfaction peut être considérée comme la rupture de l’équiiibre qui maintenait les molécules des corps azotés incristallisables dans

l’état qui constitue la caséine, l'albumine, le gluten, cte.; *

alors ces molécules s’en vont former entre elles de nouvelles combinaisons plus simples, il se forme de l’eau, de l'acide carbonique, de l'ammoniaque, de l'hydrogène sulfuré, etc., et, de métamorphoses en mélamorphoses, la

matière qui, auparavant, appartenait au règne animal ou

vie

végétal, repasse dans le règne. minéral d’où elle était SOLE a EN - tie. Mais pourquoi cette ruplure d'équilibre s'estelle 0 produite? quel en est l’ agent mystérieux ? La célèbre dis RER PÉRRE TL | cussion quis est agitée naguère à l'Académie des. sci s est encore non récente pars qu in me soit ie de

s £ énérations médiane . Mais np jev vois M. “Padoue remplir ses ballons de ma- . tières éminemment ner Le dar filtré ; 5 qu desire

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; ; F. “piréfacion Es ce ie chose que lait con tient plus, autrement dit les germes de M. Pasteur. Ces RS FE | germes donnent lieu à des corps vivants qui pro 7 e cles phénomènes que l'on connait sous le nom de er lions, fermentation putride, fermentation alcooliq : mentation acétique, Re das RS done on préserve les substances albuminoïdes de: “contact de ces germes, ou Si l'on vient à les tuer. ou ee s. rendre impossible leur développement ultérieur, on obtien- -.dra la conservation indéfinic de ces substances putrescibles. Or, pour la manifestation et pour l'entretien de fa #LNIE, il faut de la chaleur, de l'air et de d'eau. Si lun ce ces trois éléments vient à à manquer, la vie cesse 2 FR Mais une chaleur élevée, variant de 60 à 150°, tue 1e : ger mes. il en est ainsi d’ un certain nombre d' agents Loxiques. Ces poisons, conservateurs des matières albuminoi- - -des (qu’ils soient gazeux, liquides ou solides), sont dits anfisepliques. C’est sur ces différents faits bien reconnus

: fer.

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que reposent la conservation des substances animales par l'alcool, le bichlorure de mercure, les sels de zinc, elc.; celle des viandes, des fruits et du lait par Le procédé Appert; le mutage des sucs, lusage de conserver les aliments dans la glace, et l'emploi des corps gras ou de la glycérine, agissant comme préservateurs de la putréfaction en garanfissant du contact de l'air, etc. En un mot, on rend'les inalières albuminoïdes imputrescibles quand on lès place dans des conditions telles que les germes de l'air ne puissent s’y développer.

Vu, bon à imprimer.

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