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CHAPITRE IV

CONDITIONS PATHOGÉNIQUES ET ÉTXOLOGIQUES DE L'ALBUMINURIE,

Dire toutes les causes de l'albuminurie, ce serait passer en revue la nosologie entière, car il n'y a pas de maladie dans le cours de laquelle l'albuminurie ne puisse se montrer. On pourrait, à l'exemple de certains auteurs, diviser les albuminuries en deux classes, temporaires et permanentes , sans rien préjuger de la nature essentielle de l'albuminurie. Après avoir essayé de montrer que le mode anatomo -physiologique suivant lequel s'entretient l'albuminurie (de quelque cause qu'elle provienne) est toujours le même, attendu que ce mode est déterminé par les conditions de structure même du rein, nous avons pensé qu'il serait avantageux de rattacher l'albumine en général à plusieurs catégories de causes bien déterminées. Nous commencerons par exposer sommairement quelques conditions d'âge, de tempérament, de milieu, qui sont considérées à juste titre comme prédisposant, d'une façon générale, à l'albuminurie.

Age. — L'albuminurie se montre à tous les âges, depuis les premiers temps qui suivent la naissance jusqu'à la plus extrême vieillesse. Bright croyait d'abord que les enfants en étaient exempts, mais bientôt des observations publiées par Sabatier, Constant et Becquerel, firent voir qu'il n'en était rien. Frerichs a vu la maladie de Bright avec tous ses symptômes chez un enfant de quinze mois. Gregory cite deux cas d'albuminurie, l'un chez un homme de quatre-vingt-dix ans, l'autre chez une femme de quatre-vingt-deux ans. L'âge où ce symptôme morbide se montre le plus fréquemment est entre vingt et quarante ans ; viennent ensuite les périodes de quarante à soixante, de un à dix et de dix à vingt ans.

Frerichs donne le tableau suivant de la fréquence de l'albumi-

nurie aux différents âges, d'après les observations de plusieurs auteurs :

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