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L. LUNIER

50 DE l'aliénation mentale en suisse.

et 1829, on se décida enfin, en 1832, à séparer le service des aliénés, lout en le laissant dans la dépendance de l'hôpital, et à en confier la direction à un médecin spécial, M. le docteur Brenner.

En 1834, le Conseil d'État reprit la question et décréta l'érection de nouvelles constructions. Malheureusement, malgré les efforts de M. Brenner (1), qui demandait que l'asile fût complètement isolé, on décida que les constructions seraient établies dans le voisinage immédiat de l'hôpital de la ville et comprendraient une maison de traitement et une maison de refuge. Ces deux établissements, dont nous reparlerons, ont été ouverts : le premier en 1842, et le second en 1856. Ils ne desservent que la ville de Bàle et quelques villages circonvoisins.

Les aliénés y sont admis sur la demande des familles, ou par arrêté du directeur de la police.

Quand le placement est demandé par la famille, le certificat médical est habituellement contre -signé par le médecin de l'asile, et cela en vue de faciliter le placement.

Quand la famille ne peut prendre rengagement de payer la pension, la direction de l'hôpital, à laquelle les demandes d'admission doivent être adressées, décide, après enquête, s'il y a lieu de recevoir le malade gratuitement.

En cas d'urgence, le directeur peut admettre le malade à litre provisoire.

(1) Ueber die Uelestiinde in der Bouler Irren-AnstaHi une! <iù Nothwendighcit ihrer Verlegung. Bssel, 1865.

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Quand le médecin a déclaré la guérison obtenue, le malade est mis en liberté sans formalités d'aucune sorte.

S'il s'agit d'un aliéné placé par le directeur de la police, avis lui est donné de la déclaration du médecin, et il prend ses mesures en conséquence.

L'asile n'admet pas uniquement, d'ailleurs, des aliénés du canton de Bâle-Ville; il en reçoit aussi d'autres cantons et notamment de ceux de Bàle-Campagne et de Lucernc.

Les prix de pension sont les suivants :

Première classe :

Étrangers au canton, 3 francs ;

Malades du canton, de 2 à 3 francs et au-dessus, selou la position de fortune de la famille.

Deuxième et dernière classe :

80 centimes pour les administrations publiques, caisses de secours et associations;

1 franc pour les familles habitant le canton, qui payent ellesmêmes la pension ;

2 francs pour les étrangers au canton.

Il n'y a pas à Bâle d'asile privé pour les aliénés; mais il en existe un pour les idiots, qui a été fondé il y a une diznine d'années par le professeur Jung, et qui peut contenir de dix à vingt enfants.

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