INTRODUCTION» S
forme tantôt Jes os, tautôt les muscler» el la substance du cerveau. Le plus noble privilège de noire cerveau c'est la faculté de comprendre cette évolution. Kl c'est par son puissant développement que rintelligence humaine peul ai i iver k ce degré de lumière où Ton bonore la matière qui produit ces organes, et où Ton ne voit dans la nécessité de manger pour vivre aucune humiliante dépeadauce. Lu enchaînement de relations par lequel notre corps revit dans la paruredes chainpsclla llcurcloijchampsdaiis l'oifiaiic de notre pensée, a-t-il rien qui puisse nous révolter ?
Qui comprendra cette loi n*aura plus à en souffrir. Il ne ti ouvera piub dans cette parenté avec la iiiatière, autrefois si humiliante pour lui, que le sentiment sacré d'une condition nécessaire qui donne à chaque forme d'adoration divine ou humame son véritable sens.
Mais il faut bien comprendre cet enchaînement nécessaire entre l'homnie et la bi le, entre la bête et la plante, entre la plante et le sol sur lequel elle fleurit. El celle expression vague, « l'air nous rafraîchit, » ne doit piis satisfaire Tétre auquel une organisation matérielle supérieure donne droit au titre d'homme qui se connaît lui-uièiiie.
Telle est ridée que j'ai voulu faire comprendre au peuple dans les feuilles suivantes. J'ai cherché h lui ouvrir les yeux sur le développement de notre corps, sur l'espèce et la vertu de nos plus nobles comme de nos plus vulgaires fonctions.
Je devais appeler les regards sur la matière, qui, par tant de liens, nous unit à la nature. Peut-être
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aurai-je réussi à réveiller renthousiasme pour la
matière tloiil le culte fut autrefois uu ei inie.
Pour cela il ne suffisait pas d'une fugitive esquisse Ifacée en quelques coups de pinceau. Ce n'est que par les détails que Ton peut jeter la lumière sur l'ensemble. £t comme l'esprit n'a sa vie que dans la ma*tière, j ai dû suivre la matière diiu.s sa roule depuis l'estomac jusque dans l'organe de la pensée et même au delà. A partir de ce point, toutchangementconduit aux excrétions qui tous les jours abandonnent notre corps pour donner la nourriture à d'autres ôlres. Voilk le seul chemin qui nous mène à ajjputtoiidir et à estimer comme il le mérite le caractère particulier de l'homme. Car l'individualité d6i6 caractères dépend de la composition du sang et du cerveau, et madame de Staël a dit avec raison : « Tout compren* dre, ce serait tout pardonner. »
Peut-être n'est-ce pas être trop téméraire, que d'espérer que ces feuilles apprendront à supporter la manière d'être des autres, parce qu'on sera en état de la comprendre.
Cet espoir m'a ^uidé dans l'étude des questions qui ont le plus d'importance dans le cours journalier de la vie. J'ai cherché à écrire pour tous, parce que j'attribue a tous la véritable humanité, et parce que c'est le devoir de l'homme de conquérir l'intelligence par les efforts de la pensée.