‹ De l'allotropie des corps simplesChapitre 15 sur 29 · ARSENIC · texte numérisé non relu

ARSENIC

Arsenic gazeux. — L’arsenic gazeux donne lieu aux mêmes observations que le phosphore. Sa densité est double de celle qui répondrait au fpoids atomique et elle ne varie pas par les élévations de température les plus considérables qui aient pu être réalisées pour sa mesure.

Arsenic solide. — L’arsenic se présente sous plusieurs états allotropiques étudiés par Berzelius (i), Hittorf (2), Engel( 3 ).

Arsenic cristallisé. — Corps solide, gris de fer, doué de l’éclat métallique, cristallisé en rhomboèdres dont l’angle est 85 °,4. Sa densité est 5,7. 11 se sublime sans fondre vers 400°; sa vapeur se condense sur les parois en rhomboèdres vers 36 o°.

Arsenic amorphe. — On en connaît deux variétés. Quand on sublime de l’arsenic dans un courant d’hydrogène, on voit qu’il se dépose dans la partie chaude du tube à l’état de cristaux, dans la partie moyenne à l’état de poudre grisâtre amorphe, dans la partie froide à l’état vitreux.

L’arsenic pulvérulent, vu au microscope, est composé de sphéroïdes groupés en chapelets, sa densité est 4,7. L’arsenic vitreux a la même densité 4,7. Il prend naissance quand on refroidit à 220 0 la vapeur d’arsenic (Bettendorf). Ces deux variétés se transforment brusquement à 36 o° en arsenic cristallisé avec

U) Lieb. Ann., XLIX,

hYPogg. Arm., LXXVI.

dégagement de chaleur. La transformation rapportée à la température ordinaire dégage -f- i c O, (pour As = 75) (1). Selon M. Engel, l’arsenic précipité par réduction de l’acide arsénieux est de l’arsenic amorphe. Il se sublime à 3 oo°, c’est-à-dire avant la température à laquelle il se transforme en arsenic cristallisé. D’après ces propriétés,l’arsenic amorphe est analogue au phosphore blanc et l’arsenic cristallisé au phosphore rouge.

(1) Berthelot et Engel; Ann. de chim. et phys, (6), XXI.

Page 1