CHAPITRE TROISIEME
une cuve parallélipipédiqueCC [fig> i), doiU les parois sont en briques réfractaires, dont la grille G doit être faite avec des barreaux de fer mobiles , et qui communique par sa partie supérieure avec une cheminée d’un bon tirage. Le canal F, qui relie le fourneau à la cheminée, doit être muni d’un registre R, fermant bien, et doit venir s’ouvrir à la partie supérieure de la cuve, à un point tel, que le centre de l’ouverture se trouve sur l’axe de figure de la cuve : le tirage se répartit ainsi sur les divers points de la grille aussi également que possible. On charge le coke au moyen de deux ouvertures latérales placées en O au point de jonction du canal F avec la cuve G de chaque côté du fourneau. Il suffit pour cela de laisser libre une des briques du toit de la cuve : en l’ôtant et la replaçant successivement on ouvre et on ferme le fourneau. Il est bon également de ménager une ouverture à lo centimètres au-dessus de la grille pour faire descendre le charbon au-dessous de la bouteille et de maintenir exactement plein de combustible l’espace compris entre la grille et la bouteille, pour empêcher le fer de brûler. En avant du fourneau se trouve une ouverture carrée P, garnie avec une plaque de fonte épaisse et percée d’un trou par lequel le tube T pourra faire saillie au dehors du fourneau.
La bouteille à mercure B est soutenue dans la cuve par deux briques réfractaires K, taillées à leur partie supérieure en forme de cylindre sur lequel repose et s’appuie solidement la bouteille. Ces briques doivent avoir 20 centimètres de hauteur, pour qu’il y ait entre la grille et la bouteille la distance convenable. La fig. i donne nettement les dimensions de ce fourneau dans un plan vertical. Dans le sens horizontal on doit ménager une largeur telle, qu’il y ait 12 centimètres de distance entre la bon-
PKÉPAHATIOIN DE l’ ALUIVJ 1 JN lU M l*Ul\, ElC. G9 teille et les parois de la cuve. Je ferai observer qiu; ees dimensions doivent varier un peu avec l’énergie du tirage de la cheminée et la nature du eombustible que l’on emploie. On peut tenir le fourneau un peu plus étroit lorsque le tirage est très-fort et le coke très-dense.
Le tube T en fer, qui peut être pris sur un canon de fusil, estüxé à la bouteille à vis, ou à frottement, pourvu (|ue l’adhérence soit suftisante. On lui donne 5 a 6 centimètres environ de longueur, et il doit à peine faire une saillie de 8 à lo millimètres en dehors du fourneau. Cette [)artie doit être rendue conique pour (|u’on puisse la faire entrer tacilement dans l’ouverture du récipient S.
Le récipient a la forme qu’indique la Jig. 2 ; il est construit, à de légères différences près, comme l’indiquent MM. Donny et Mareska. J’ai tout fait pour donner à cet appareil toute la perfection qu’il comporte, et maintenant qu’une longue expérience m’en a appris tous les avantages, que je me suis appliqué à le rendre plus commode et plus maniable, je le retrouve a très-peu près identique à l’excellent instrument que ces auteurs ont décrit. Je dois dire pourtant que les très-légères différences que je vais indiquer sont rigoureusement indispensables a conserver pour que le récipient donne dans la fabrication du sodium les meilleurs résultats possibles; car ici l’on peut et l’on doit s’en servir tout autrement que s’il s’agissait d’y coiirdenser du potassium.'
On prend deux plaques de tôle de 2 a 3 millimètres d’épaisseur : on les coupe de manière a leur donner la forme indiquée par 2. L’une d’elles. A', reste plate, sauf aux environs du point G, où l’on fait, en refoulant la tôle au marteau, un col demi-cylindrique de 2Ô millimètres de diamètre intérieur. Ce cylindre se raccorde avec la surface plane A' au moyen d’une surface conique qu’on fait aussi courte que possible, de manière qu’en joignant