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CHAPITRE TROISIEME

les deux plaques on ait un cylindre terminé par un cône tronqué communiquant avec l’intervalle parallélipipédique qui existe entre les deux plaques. La fig. 3 représente cette disposition par une coupe suivant un plan passant par l’axe commun du cône et du cylindre et perpendiculaire à la surface des plaques. Il faut qu’il existe un intervalle entre les deux plaques. Pour cela, on relève les bords de la plaque A , pour déterminer une saillie de 5 à 6 millimètres; on adoucit à la lime ces rebords et la surface de la plaque A', de manière qu’en les superposant, les parties de la tôle qui doivent être en contact se joignent bien et que l’espace compris entre les deux plaques soit bien fermé, excepté en D et D', où l’appareil est entièrement ouvert, comme l’indique la fig. 4 qui en montre la face postérieure.

La fig. 5 représente une autre disposition du récipient, dont je me sers lorsque je veux laisser le sodium s’y accumuler jusqu’à ce qu’il soit plein. L’espace resté ouvert en DD' est ici fermé par un rebord de la plaque A, excepté en O où ce rebord manque, et laisse une ouverture par laquelle s’échappent les gaz de la réaction.

La disposition la plus rationnelle de ces appareils, et que je ne ferai qu’indiquer ici, consisterait en un récipient ordinaire dont la partie inférieure I {jig^ 6), au lieu d’être horizontale comme dans le récipient que je viens de décrire, serait au contraire inclinée de manière à permettre au sodium de s’écouler par une petite ouverture O' qu’on y ménagerait, tandis que les gaz s’échapperaient à la partie supérieure par une autre ouverture O, un peu plus large (i).

(i) Je me suis servi à Javel d’un récipient en fonte dont la forme et les dimensions, légèrement modifiées, servent exclusivement à la fabrication du sodium à Nanterre : il sera décrit un peu plus loin à l’article qui concerne nos procédés actuels.

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Les (leux j)la(]ues du récipient sont maintenues en eon- (act par deux fortes vis de pression convenableinenl j)laeées V, V {,/^g- 0- la Planche.

Pour f‘al)ri(juer le sodium, on commence par reni[)lir entièrement les bouteilles avec le mélange, on y ajuste le tube T, et on introduit le tout dans le fourneau où on a disposé préalablement les deux supports K, K {/ig. i), et que l’on a rempli de coke allumé, de manière à faire un lit de combustible bien tassé au-dessous de la bouteille; on charge de coke froid et on ouvre le registre. Les gaz qui se dégagent de la bouteille sont abondants, colorés en jaune, et, au bout d’une demi-heure, donnent une fumée blanche de carbonate de soude qui semblerait faire croire à la présence du sodium dans les gaz. H ne faut pourtant pas encore adapter le récipient à la bouteille; mais il faut attendre jusqu’à ce qu’en introduisant une tige de fer froide dans le canon T, on voie s’y attacher du sodium qui brûle ensuite à l’air. Quand on a mis les récipients, et que, le tirage étant bon, le sodium se dégage vite, les récipients s’échauffent assez pour que le sodium condensé vienne couler à l’extrémité D; on le reçoit dans une bassine de fonte L, où l’on a mis un peu d’huile de schiste peu volatile. Quand au bout d’un certain temps le récipient s’jengorge , on le remplace par un autre qu’on fait préalablement chauffer à 2 ou 3oo degrés en le plaçant au-dessus du four. Si l’on emploie les récipients fermés, on attend qu’ils soient bien pleins de sodium, à ce point, par exemple, que le métal s’écoule en O {/ig. 5), et, après les avoir enlevés, on les plonge dans une caisse de fonte pleine d’huile de schiste chauffée à i5o degrés. Le sodium coule au fond de la caisse, et à la tin de la journée on l’enlève avec une écumoire. Cette caisse et l’huile qu’elle contient sont bientôt échauffées et

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