‹ De l'aluminiumChapitre 38 sur 47 · ALLIAGES FAITS AVEC · texte numérisé non relu

ALLIAGES FAITS AVEC

niAMÈTUE

du

Cil AUGE

CHARGE de rupture

Aluminium

Cuivre.

cylindre

coulé.

tie

rupture.

par milliraèt.

carré.

Bronze à lo pour loo. .

mm

lOjO

kil

kit

Idem

Bronze à 8 pour loo. .

Bronze à 5 pour loo. .

en

Idem

DU BROiNZE d’alumiisiüm. iS;

D’après ses propres expériences M. Lechatelier a trouvé que les tôles et cornières anglaises se rompaient sous la charge de 3o kilogrammes environ par millimètre carré et les fers puddlés français sous la charge de 35 kilogrammes. On voit quelle différence considérable existe en faveur du bronze d’aluminium quand on le compare au métal dont la ténacité a été considérée longtemps comme le plus considérable.

M. Gordon a fait faire en Angleterre un certain nombre d’expériences pour constater la même propriété sur le bronze d’aluminium à to pour loo. Voici les résultats qu’il a obtenus et qu’il a bien voulu nous transmettre.

D’après M. Gordon, « le résultat du tréfilage a donné » un fil d’une ténacité extrême, qui a été comparée à la » ténacité de fils de cuivre du calibre anglais n® iG. On a » obtenu pour les charges de rupture :

Pour le cuivre 190

Pour le fer 280

Pour le bronze d’aluminium . . . 4^4

J c’est-à-dire pour ce dernier fil une résistance à la » charge de 84 kilogrammes par millimètre carré. »

Dans mes propres expériences pour un fil d’un peu plus d’un millimètre, j’ai obtenu avec l’appareil deM. Perreaux une résistance à la rupture de 85 kilogrammes par millimètre carré.

Le bon fer de Franche-Comté en pareille circonstance rompt sous la charge de 60 kilogrammes par millimètre carré et l’acier tréfilé sous une charge de 90 à 100 kilogrammes par millimètre carré. On voit d’après cela que l’acier seul, et encore l’acier le plus fin, peut être comparé au bronze d’aluminium sous le rap[>ort de la ténacilé.

CllAm'Hi': SEPTlÈMi:.

Dui*etë. — Quant a la dureté, je dois a M. Poionceau, directeur de la traction au chemin de 1er d’Orléans, d’avoir bien voulu faire faire quelques expériences qui ont été dirigées par un des ingénieurs delà compagnie, M. de- Fontenay.

L’expérience a été faite sur deux coulisseaux placés sur une machine a vapeur de voyageurs. L’un de ces coulisseaux était en acier et l’autre en bronze d’aluminium, et « ce coulisseau retiré après une expérience de plus de six mois n’offre point de traces sensibles d’usure. Il a donc donné d’aussi bons résultats sous le rapport du frottement que le coulisseau d’acier placé sur la même machine et avec lequel nous avons à le comparer. » (llapport de M. de Fontenay.)

Une expérience plus décisive sera tentée sur un coussinet de roue d’avant d’une locomotive, pièce pour laquelle il faut un métal tellement dur, qu’on est obligé d’ordinaire d’employer un alliage très-cassant.

Dans les circonstances ordinaires le bronze d’aluminium est une matière excellente pour les coussinets qui doivent supporter des frottements considérables dans des mouvevements très-rapides. Son extrême malléabilité jointe a cette dureté et a cette ténacité que nous venons de lui constater, semblent promettre sous ce rapport une supériorité que des expériences plus nombreuses qui sont tentées de plusieurs côtés décideront bientôt.

— La malléabilité de cet alliage est parfaite. Voici le résultat d’expériences exécutées par M. Boudaret, directeur des usines de Dangu (Eure), et que j’extrais du Rapport que cet ingénieur a bien voulu nous adresser.

« i". L’alliage en expérience (bronze d’alilminium à

DU BHOINZE ü’ALUMiMUM. l 39

» 10 pour 100) se lamine à toutes les températures depuis » le rouge-cerise vif jusqu’à froid.

» 1^. Il se lamine parfaitement au rouge vif, se casse » moins, s’allonge plus que le cuivre rouge pur.

» 3"". Il est très-dur à laminer à froid : au bout de quel- » ques passes il ne s’allonge plus : il faut donc le recuire > très-souvent, parce qu’il s’écrouit très-vite.

» 4®- Il résulte de ce qui précède qu’il y atout avantage )) à laminer le bronze d’aluminium à la plus liante teinpé- » rature possible, pourvu qu’on n’arrive pas à la fusion.

» 5". Le recuit avec la trempe le rend plus doux qu(‘ » le simple recuit sans la trempe. Quand, ayant été recuit » au rouge vif, on ne le trempe dans l’eau froide qu’après » l’avoir laissé refroidir dans l’air ambiant jusqu’au » rouge, il est assez ductile et malléable à froid pour » supporter sans se casser toutes les façons industrielles, » si ce n’est l’emboutissage dans le genre des porte- » plume. »

J’ai cru devoir insister sur les propriétés curieuses de cet alliage, parce qu’elles m’ont paru présenter les caractères d’une substance éminemment utilisable.

CIIAPITIŒ HUITIÈME.

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