CONCLUSIONS
1° L’amblyopie doit être, à juste titre, regardée comme une des manifestations du diabète.
2° Elle n’affecte pas toujours la même forme : elle est tantôt
légère et tantôt grave. Chacune de ces formes est nettement caractérisée par son étiologie, sa symptomatologie et sa terminaison.
3° L’amblyopie légère se rencontre à toutes les périodes du diabète, mais surtout au début. Elle paraît tenir à plusieurs causes réunies (appauvrissement des liquides de l’œil, atonie du muscle de Bruecke, anesthésie incomplète de la rétine). Elle guérit facilement, peut récidiver plusieurs fois, et précède assez souvent l’amblyopie grave.
4° L’amblyopie grave ne se montre qu’à la période ultime du diabète. Due parfois à des troubles dynamiques, elle s’accompagne assez fréquemment de lésions rétiniennes ou cérébrales (deGraef) qui la rendent inguérissable, et se complique quelquefois d’opacité du cristallin.
Paris, — Imprimerie de L, Martinet, rue Mignon , 2,