‹ De l'amblyopie diabétiqueChapitre 5 sur 6 · TRAITEMENT · texte numérisé non relu

TRAITEMENT

Les troubles amblyopiques qui surviennent au début du diabète sont parfois si légers qu’ils nécessitent à peine l’intervention du médecin. Il suffit alors d’un régime approprié à la maladie générale pour les faire cesser complètement. On pourrait, toutefois, s’ils étaient trop intenses, conseillerai! malade l’usage de verres grossissants.

Lorsque ces troubles se reproduisent pour la troisième ou la quatrième fois; lorsqu’ils sont plus prononcés et qu’ils persistent, malgré le traitement de la maladie, on doit s’attacher à rechercher quelle en peut être la cause et modifier le traitement, suivant la nature des troubles qu’on aura constatés à l’ophthalmoscope (hémorrhagie, atrophie, etc... Mais on ne doit pas oublier, en prescrivant le traitement qu’on dirige habituellement contre ces diverses altérations, qu’il faut tenir grand compte de la maladie constitutionnelle, dont elles ne sont en réalité que des manifestations. On usera de prudence dans l’emploi des moyens mis en usage contre ces affections, lorsqu’elles se montrent en dehors de toute influence générale, et, tout en remplissant les indications qu’elles fournissent, on sera sobre d’émissions sanguines, de révulsifs cutanés ou intestinaux.

Si le diabète s’améliorait ou même se guérissait, on devrait s’efforcer de faire disparaître les traces de ces altérations maintenant stationnaires : on conseillerait des vésicatoires volants aux tempes, à la nuque, derrière les oreilles ; on essayerait enfin de réveiller, au moyen de l’électricité, la sensibilité des parties de la rétine qui n’ont pas matériellement souffert.

Page 1