CONCLUSIONS
1° Quoique se ressemblant sur plusieurs points, les amblyopies alcoolique et nicotique présentent cependant des diftérences et des caractères bien tranchés à l'aide desquels on peut les séparer facilement.
2° Les symptômes qui permettent de distmguer ces deux affections sont :
Avant tout l'état de la pupille qui, dilatée dans Vamblyopie alcoolique, est rétrécie dans l'amblyopie nicotique.
Le début, qui, brusque et instantané dans cellelà, est lent, inaperçu dans celle-ci.
La marche, qui, irrégulière et présentant des alternatives de mieux et de pire dans la première, est lentement et continuellement progressive dans la deuxième.
Dans l'une, les deux yeux sont toujours atteints au même degré ; dans l'autre, ils ne sont pas toujours frappés tous les deux, ou bien ils ne le sont pas en même temps, et présentent rarement le même degré d'aiïaiblissement.
Ici les malades voient beaucoup moins bien le soir que le jour. Ils ne présentent ni hallucinations, ni illusions de la vue, ni diplopie. Les alcooliques au contraire sont incommodés par une vive lumière, voient mieux le soir, et se plaignent d'hallucinations, de vertiges, de polyopie et de diplopie.
3° Les troubles de la vue liés à l'intoxication par le tabac, se présentent sous trois formes :
a. Amblyopie binoculaire.
b. Amblyopie monoculaire avec scotome central.
c. Amblyopie mixte par l'alcool et parle tabac. 4° Les troubles visuels d'origine nicotique ne
sont pas graves ; la vue peut revenir d'une manière complète, si les malades se résignent à suspendre absolument l'usage du tabac, sous quelque forme que ce soit. Aussi doit-on exiger, non pas la diminution de la quantité du tabac, mais une abstention complète et absolue de ce toxique, si on veut être assuré du succès.