La Boëtie était né à Sarlat en
6. « Les lieux et les livres que je reveoy me rient toujours d'une fresche nouvelleté, » (Moxraicxe.) — Les nouvelletés (novæ res), ce sont les révolutions religieuses. Montaigne ne prète-t-il pas ici un peu du sien à son ami?
tage : il avoit son esprit moulé au patron d'autres siecles que ceux cy. Or, en eschange de cest ouvrage serieux, j'en substi- ‘ tueray un autre !, produit en cette mesme saison de son aage, plus gaillard et plus enjoué ?.
1. Ce sont les vingt-neuf sonnets de la Boëétie traduits ou imités de l'italien qui composent le chapitre XXVIIL.
2. « Il n'y a pas de chapitre dans le livre de Montaigne que j'aime autant que celui où il nous parle avec tant de chaleur et de vivacité de cet heureux Etienne de la Boëtie. Je dis heureux parce que celui-là au moins a un véritable ami, un ami même après sa mort. un ami qui ne néglige rien pour le faire ressortir. Comment trouves-tu ce mot-là : « Parce que c'était lui, parce que c'était moi? » Je préfère une phrase comme celle-là à tout le long traité de Ciceron et de Sénèque.… Je suis comme Montaigne, et je t'aime chaque jour davantage, parce que c'est toi, parce que c’est moi. » (LamarTINE, Lettre à Aymon de Virieu, 26 juillet 1810.)
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