‹ De L'Amortissement De La Dette De GuerreChapitre 2 sur 30 · ASS · texte numérisé non relu

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se puissent concevoir- à l’heure actuelle ? Aussi nous a-t-il paru intéressant d’en rechercher soigneusement les différentes solutions pratiques. Peut-être verrons-nous chemin faisant que la réalisation de cette tâche difficile n’est pas nécessairement impossible. 3

Remarquons tout d’abord que ce total de 302 millards que nous indiquions tout à l’heure constitue un maximum un peu fictif. Notre dette extérieure en effet. y est estimée au cours du change actuel; mais si, comme il faut bien l’espérer, le cours de notre franc finit au bout de quelques années par se rapprocher de la normale, cette dette qui est actuellement de 83 milliards, se trouvera ramenée aux environs de 30 milliards. D’autre part, il ne faut pas compter rembourser à la Banque de France, le montant total de ses avances, car la quantité de monnaie restant alors en circulation, serait certainement insuffisante pour les échanges. Une somme indéterminée mais certainement appréciable viendra donc de ce fait en déduction de notre passif. Enfin, si l’on peut songer à éteindre peut-être une partie de notre dette de guerre, il ne faut en aucune facon espérer la rembourser en totalité. C’est donc un total de 200 milliards que nous prendrons comme base de nos calculs, ce qui déjà constitue un chiffre fort imposant.

Si maintenant, jetant un coup d’œil en arrière, nous rappelons en regard de nos charges actuelles tout ce que la guerre de 1870, indemnité comprise a coûté à la France, la comparaison apparaît éton-

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