‹ De l'amourChapitre 12 sur 67 · IDE LA CONTINENCE, DE LA CHASTETÉ · texte numérisé non relu

IDE LA CONTINENCE, DE LA CHASTETÉ

| L’excès et le désordre seraient plus particulièrement funestes dans les relations de l’amour, dans des habitudes qui influent sur tant d'intérêts, sur le sort des familles, sur toute notre manière de penser ou de sentir. Indépen-

damment des lois civiles qui ont à stipuler les.

droits d’hérédité, ou ce qui concerne l’éducation des enfans, on aura recours à diverses règles pour suspendre en partie, pour ralentir l'effet d’un besoin dont l’abus paraît difficile à éviter; mais, en réprimant quelquefois les désirs, rarement ces précautions les rendront plus heureux, ou moins fatigans, parce qu’elles resteront soumises à des principes contradictoires.

On a dit, avec de vraisemblance, qu’à une époque désastreuse, après de fortes commotions du globe, l’idée d’apaiser la Divinité avait inspiré un aveugle dévouement. C’était mériter des restes malheureux de la société que de renoncer pour elle à ce qui était surtout alors le principal avantage de la vie; lindividu

se sacrifiait afin d’obtenir que la tribu subsistât. Peut-être aussi la disette frappa-t-elle. des peuplades renaissantes sur une terre bou-! leversée, peut-être donna-t-on le choix de las mort, ou de la continence, à des familles qu’il | paraissait trop difficile de nourrir. Cette 44 cienne direction des esprits aura pu empêchér. d'établir ensuite d’autres lois, qui eussent été, plus convenables dans des siècles où les peu-" ples se répandaient sans crainte sur un sol dont, la végétation redevenait abondante (8).

Nous pourrions aussi trouver une des causes.

de cette estime singulière pour la Continence, dans une opinion. qui semble avoir prévalu chez les anciens. Ils ont souvent exigé de l’athlète une retenue invariable, parce qu’ils se sont persuadé que le plaisir, quelque modéré. qu’il fût, diminuait les forces de l’homme.

Mais on est réduit à négliger ici la plupart de. ces sortes de considérations; l’étude de ce qui concerne les rapports mutuels des sexes.

entraînerait, par de nombreuses analogies, à. rechercher presque généralement lorigine des. préjugés, et des coutumes des peuples. Sans.

s’étendre ainsi, ou sans examiner comment la chasteté fut sanctifiée pour ainsi dire, on peut.

. observer que cette prévention se retrouvait en.

beaucoup de lieux, et en même temps on se demandera pourquoi elle se RICE chez les.

modernes.

L’ancien joug des prêtres de Thèbes ne fut e.

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