DE L’ORDRE GÉNÉRAL
. Nous ne connaissons que des rapports, ou . des formes; la fin et l’essence des êtres reste- . ront impénétrables. Le génie même se borne à
exercer de préférence quelques facultés, à remuer plus ou moins vivement quelques parti-
cules, à calculer des modifications peut-être
illusoires à d’autres égards.
Dans les actes de la vie ordinaire, en évaluant des proportions, et en combinant des efforts, les hommes préparent ce qu’ils croient
propre à rendre agréable leur passage sur la terre : c’est l’art. Dans des rapports plus vas-. tes, en étudiant les lois apparentes de la marche du monde, l’homme en découvre qui peuvent appartenir à l’ordre infini : c’est la science. Toute science, toute industrie, et toute règle humaine, au milieu de l’univers à jamais inexplicable, supposent pourtant l’observation de quelques-uns des phénomènes qui sans cesse résultent des lois premières.
La nature ne paraît pas s’arrêter à ce qui