‹ De L'Analgésie Chirurgicale Par La Voie RachidienneChapitre 6 sur 23 · ROUES · texte numérisé non relu

ROUES

Le docteur Denis préfère placer l'index dans la dépression qui existe entre les apophyses épineuses des quatrième et cinquième lombaires. On prie alors le malade de faire « gros dos » et on l’avertit qu'il va être piqué. La douleur à la piqüre étant si légère, il est inutile d’insensibiliser la peau. On enfonce alors l'aiguille en la dirigeant d'arrière en avant et un peu de bas en haut. La peau, une fois traversée, il est bon de s'arrêter et de faire remettre en bonne position le malade qui a, généralement, un mouvement de défenseen mettant la colonne lombaire dans l'extension. Dans l'épaisseur des masses musculaires l'aiguille chemine sans douleur à une profondeur variable. Elle traverse ensuite un tissu résistant qui n'est autre que le ligament jaune et le liquide céphalo-rachidien vient sourdre avec plus où moins d’abondance. Les sensations données par l'aiguille ne trompent pas une main exercée; et on sait que la résistance fibreuse du ligament jaune est l'indice qu'on est dans le droit chemin. Cette résistance peut être très grande et il ne faut pas craindre d'appuyer. Parfois, on croit butter contre l'os et on est tout étonné de passer quand on insiste. Il arrive parfois que l'aiguille butte sur une lame vertébrale. I faut alors la retirer et chercher à passer en inclinant soit en haut, soit en bas.

L'écoulement du liquide céphalo-rachidien vous avertit de la présence de la pointe de l'aiguille dans le canal. À ce moment, on fait l'injection. Mais on ne doit pas la faire tant qu'il n'y pas issue du liquide. Nous avons vu quelquefois la lumière de

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