‹ De l'analogie et des différences entre les tubercules et les scrofulesChapitre 11 sur 70 · OBSERVATION DOUZIÈME · texte numérisé non relu

OBSERVATION DOUZIÈME

Diathèse tuberculeuse sans manifestation scrofuleuse.

Le 26 février 1846, un Arabe, âgé de 24 ans, succomba à l'hôpital du Dey, dans le service de M. le docteur Ferrus ; il avait offert tous les symptômes de la présence de tubercules dans les poumons, et en dernier lieu ceux d'une pneumonie double.

On l'ouvre et on trouve :

1° Dans la rate, qui avait le volume d'un petit foie, dont le tissu intérieur était diffluent et n'offrait plus de traces d'organisation, une immense quantité de tubercules, dont quelques-uns étaient assez considérables pour offrir les diamètres d'une pièce de 25 et de 50 cent. Incisés, ils avaient V aspect nacré et la dureté d'un cartilage, ce qui dénote une origine ancienne -,

2° Dans le foie, dur, splénisé, hypertrophié, même aspect tuberculeux. Les tubercules étaient isolés, durs et disséminés à la surface du foie, comme s'ils y avaient été incrustés;

3° .Les ganglions mésentériques étaient hypertrophiés et tuberculeux;

4° Les rems, dont le tissu cependant paraissait sain^

étaient aussi farcis de tubercules crus et de toutes dimensions ;

5° La plèvre costale, qui offrait des adhérences à droite, était recouverte d'une multitude de petits tubercules à l'état cru ;

6° Les deux poumons , hépatisés au premier et deuxième degré, étaient aussi remplis de tubercules à tous les états; il y en avait de très-gros et de même aspect que ceux signalés dans les autres organes.

Du reste, il n'existait et n'avait jamais existé d'engorgements des glandes du cou, du moins on n'en signale aucun , dans une autopsie qui évidemment a été faite avec un grand soin. Il n'existait certainement aucun engorgement, aucune plaie, aucune carie aux membres, car ce soldat venait de faire la campagne de 1846, si longue, si pénible , et qui avait duré plusieurs mois ( Gazette des hôpitaux, An. 1846, n° 90).

26. Dans l'observation suivante , la tuberculisation était moins générale , mais enfin indépendamment des granulations existantes dans les poumons, les plèvres et le péritoine, on a trouvé des tubercules dans le cerveau et dans le cervelet, et nous rappellerons l'observation dixième (20) où l'adénite cervicale coïncidait avec la présence de tubercules dans le cerveau.

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